Des militaires de la 2ème région militaire maltraités par leurs chefs hiérarchiques

Les militaires de la 2ème région militaire située en province Gitega sont régulièrement isolés vers un emplacement inhospitalier, accusés d’être atteints par la Covid-19. Pourtant, le test qu’ils ont subi prouvait le contraire.

Le général Jean Claude Nimburanira et le lieutenant Nibogora sont les deux auteurs pointés du doigt par les militaires de la province Gitega dans la pratique de ces menaces. Chaque sous-officier qui vient de son congé est aussitôt enfermé dans un endroit très sale, sous prétexte qu’il est porteur de la Covid-19, alors que ces sous-officiers ont été testés négatifs. ‘’ Au sein de la deuxième région militaire commandée par le général Jean Claude Nimburanira, en collaboration avec le lieutenant Nibogora, les sous-officiers sont très maltraités et menacés par ce général et ce lieutenant.

Lorsque les sous-officiers rentrent de leur congé, ils sont emprisonnés dans un petit cachot très sale. Là-bas ils sont à l’étroit car plus de cent sous-officiers y sont enfermés. Ils ne sont accusés que d’être porteurs de la Covid-19 alors que leur test montre le contraire », a témoigné un des militaires sur place.

Pourtant, selon ces militaires, ce général a récemment rendu visite à un malade de la Covid-19, mais paradoxalement, que ce soit lui ou ses agents de transmission, personne n’a été traité de la sorte. Ces militaires déplorent cette injustice et demandent l’intervention des autorités habilités. ‘’ Ce qui nous étonne le plus, c’est que lors de son congé, ce général a rendu visite à l’un des membres de sa famille testé positif à la Covid-19 et il était en compagnie de ses agents de transmission et de son chauffeur. Mais à leur retour, ils ont continué leurs activités avec les autres militaires sans aucun souci. Nous en déduisons qu’il s’agit de pure injustice. Nous demandons aux organisations des droits de l’homme de venir s’enquérir de la situation de ces militaires ’’, a déploré toujours notre source au sein des militaires de la 2ème  division.

Les sources de la RPA dans l’armée Burundaise en province Gitega révèlent que cette pratique n’existe nulle part dans les autres camps.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Floribert Biyereke, le porte-parole de l’armée, afin qu’il s’exprime à ce propos.