Le Red-Tabara décidé à en découdre avec Gitega

Le mouvement Red-Tabara revendique toutes les attaques faites dans 7 différentes provinces du pays depuis fin Août.

Ce mouvement tranquillise néanmoins la population qui craint pour sa sécurité. ‘’ Nous confirmons que la Résistance pour un Etat de Droit, Red-Tabara est active dans 7 provinces. Nous précisons que Red-Tabara ne prend pour cibles que les forces de l’appareil répressif du régime Cndd-Fdd. C’est-à-dire l’armée, la police, la milice du parti Cndd-Fdd ainsi que les agents de renseignements. Red-Tabara est un mouvement de résistance qui a des structures de renseignement sur l’ensemble du territoire burundais. Nous savons parfaitement différencier les agents de la terreur du pouvoir Cndd-Fdd et les citoyens. Red-Tabara est un mouvement qui a prêté serment de défendre et de respecter la population civile. Il ne pourra jamais s’en prendre à la population civile.’’ Dixit Justine Ntwari, porte-parole dudit mouvement qui a également rejeté les accusations de vol et d’assassinat de paisibles citoyens. ‘’ Le RED ne s’attaque et ne s’attaquera jamais à des citoyens innocents et à leurs biens. En période de guerre, il se passe beaucoup de choses. Des groupes organisés ou même des agents de l’Etat peuvent profiter de la confusion pour faire des pillages.’’

Dans une interview accordée à la RPA, la porte-parole du mouvement Red-Tabara a posé ses conditions pour pouvoir suspendre la lutte armée déclenchée. ‘’Comme son nom l’indique, Red est un mouvement de Résistance pour un Etat de Droit. Nous luttons contre le régime illégal et fasciste du Cndd-Fdd. Nous voulons le retour à la légalité constitutionnelle, le rétablissement de l’Accord d’Arusha ainsi que la constitution qui en était issue. Nous voulons la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques, le désarmement et le cantonnement de toute la milice du parti Cndd-Fdd ainsi que la mise en place d’une commission indépendante d’enquêtes sur les crimes commis par le pouvoir Cndd-Fdd.’’ A-t-elle confié à la RPA. Entre autres revendications exigées pour déposer les armes et discuter avec le régime en place figurent l’instauration d’un gouvernement de transition consensuel chargé du rapatriement des réfugiés dans des conditions de sécurité totale et de l’organisation des élections libres et transparentes.