Intensification d’attaques rebelles et frustration des forces de l’ordre contre les Imbonerakure

7 personnes tuées, 5 blessées et 4 portées disparues, tel est le bilan d'une attaque perpétrée la nuit du 10 septembre par un groupe d'hommes armés sur la colline Nyarumanga de la commune Matongo en province Kayanza. Selon les informations reçues par la RPA, au cours de cette attaque le groupe armé s’était scindé en deux.

Selon les sources de la RPA parmi les habitants de la colline Nyarumanga, ce groupe armé a été vu dans cette localité aux environs de 21h. Raison de la descente le matin de ce vendredi 11 septembre des autorités administratives, policières et militaires de la commune Matongo sur cette colline afin de s’enquérir de la situation et surtout tranquilliser la population locale. 

Même si il n’y a aucune autorité burundaise qui reconnait qu’il y a eu des attaques sur le sol burundais, sur les antennes de la radio nationale, le gouverneur de la province Kayanza, le  Colonel Rémy Cishahayo a admis  que la sécurité a été perturbée.

« Quand ils sont arrivés au centre de santé Nyarumanga, ils ont tués 6 personnes. Ils ont également enlevé une personne. Nous avons aussi compté 5 personnes blessées. »

Toutefois, les sources de la RPA font état de 7 personnes tuées. Il s’agit des prénommés Sénégalais, Thaddée, Bosco, Fabien, Elias, Eric ainsi que Ruben, tous des Imbonerakure. Nos sources ajoutent qu’il y a eu  5 blessés et 4  Imbonerakure ont été enlevés par ces individus armés. Selon toujours nos sources, un groupe parmi ces individus armés a attaqué près de petits magasins de la localité, précisément dans un bar ou se trouvaient des Imbonerakure.

Des sources concordantes, affirment que c’était aux environs de 21 heures 30 minutes lorsque des crépitements d’armes ont été entendus. Les sources de la RPA sur la colline Nyarumanaga révèlent qu’au moment où une équipe de ce groupe armé menait une attaque en commune Matongo, une autre équipe s’est dirigée vers le dispensaire de Nyamurange en guise de se ravitailler en médicaments. Sur ce dispensaire, cette équipe armée a affronté la position militaire de la place. Selon les sources militaires de la RPA à Matongo, les échanges de tirs étaient de nature d’armes lourdes.

Aucun groupe rebelle n’a revendiqué ladite attaque, mais selon les informations dignes de foi que détient la RPA, l’attaque a été menée par les combattants du mouvement Red-Tabara.

La RPA a essayé de joindre colonel Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise mais sans succès. Nous avons également tenté de joindre Augustin Ngenzi porte-parole du mouvement Red-Tabara, mais en vain.

Ras le bol du côté des militaires burundais

Les militaires et policiers qui combattent dans les communes de Mugamba, Mukike et Bujumbura-Rural depuis le 23 du mois dernier, disent avoir constaté que les opérations qu’ils mènent sont teintées de beaucoup de montages. ‘’D’une part, elles sont d’ordre politique. D’autre part, nous faisons face à la rébellion. Nous demandons de la lumière sur les opérations qui s’y passent et l’identité de notre adversaire parce que nous ne comprenons pas pourquoi les personnes arrêtées sont soit des opposants, des retraités ou les membres des familles des Ex-FAB ou des policiers.’’ S’indigne un des militaires qui s’est entretenu avec la RPA.

Un autre fait qui frustre ces militaires, c’est qu’ils ne sont jamais informés sur l’identité de leurs adversaires. Pire encore, une fois au front, ils se retrouvent sous le commandement des Imbonerakure. ‘’ Au sein des forces de l’ordre, nous craignons que notre gouvernement se transforme en un gouvernement sanguinaire. Il est inconcevable que ce soit un Imbonerakure  qui commande les militaires pour arrêter des opposants, des retraités ou leurs familles.’’

Inquiets, les militaires natifs de Mugamba et Mukike ou ceux en opération dans ces localités demandent l’intervention des organisations de défenseurs des droits de l’homme pour assister les personnes arrêtées, battues et emprisonnées arbitrairement.