3 Imbonerakure de Rumonge tués par des combattants

La sécurité a encore une fois été perturbée la nuit de ce mardi en zone Maramvya, commune Burambi de la province de Rumonge. Selon nos sources, 3 personnes ont été tuées dans une attaque menée par un groupe d’individus armés. Les habitants de cette localité dénoncent l’inaction des forces de l’ordre qui n’ont pas intervenu alors qu’ils étaient proches du lieu attaqué.

Cette attaque a eu lieu en zone Maramvya de la commune Burambi aux environs de minuit.  Selon nos sources sur place, les combattants qui appartiendraient au mouvement Red-Tabara échangeaient des tirs avec des Imbonerakure qui effectuaient des rondes nocturnes. Bilan, 3 Imbonerakure morts. ‘’En zone de Maramvya sur la sous-colline Kiganza dans la localité de Nyaruganga, il y a eu trois morts lors des affrontements dans la nuit de ce mardi. Il y a également eu 3 blessés au cours de cette attaque.’’ Témoigne notre source.

La RPA a pu identifier deux parmi les Imbonerakure tués. Il s’agit d’un certain Hatunga et d’un surnommé Kamoteri.

De leur côté, la population ne décolère pas. Ils disent ne pas comprendre comment les forces de l’ordre ne sont pas intervenues alors que l’attaque a eu lieu près d’une position policière. A indiqué un des habitants de la sous-colline Kiganza. ‘’ C’est vraiment incompréhensible que des malfaiteurs viennent, tuent des gens et blessent d’autres alors qu’il y a une position des policiers qui est à moins de 500 mètres. C’est très énervant. ‘’

Le matin de ce mercredi 16 septembre, des combats ont également été signalés au niveau de la colline Donzi, dans cette même commune de Burambi où des coups de feu ont été entendus par la population locale. L’insécurité a été aussi signalé dans les localités de Mutobo et Kagongo en zone Kibezi, c’est en commune Mugamba. Dans cette localité, les habitants parlent d’une paralysie des activités. Même le marché de la localité n’a pas ouvert ce mercredi. Un climat d’insécurité continue d’être signalé dans certaines localités du pays. Pourtant, aucune déclaration officielle des forces de défense et de sécurité n’a été sortie jusqu'à l’heure actuelle. Même le président de la République, commandant suprême de l’armée, garde un silence radio sur cette situation d’insécurité signalée dans différents coins du pays.