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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Sept familles de rapatriés burundais de Tanzanie affirment n’avoir jamais reçu l’aide à la réinstallation annoncée à Nyabitare

Par: Balthazar Miburo et Génèrose Niyonkuru

Sept familles de Burundais rapatriés de Tanzanie dénoncent leur expulsion du site de transit de Nyabitare, en province de Buhumuza, après avoir été informées que l’aide destinée à leur réinstallation avait déjà été versée. Elles affirment n’avoir reçu aucun montant et demandent des preuves de paiement. Les autorités reconnaissent des difficultés liées au nombre élevé de rapatriés et au manque de moyens disponibles.

Sept familles de Burundais rapatriés de Tanzanie et installées dans le site de transit de Nyabitare, situé dans la zone Nyabitare, commune Gisuru, province de Buhumuza, vivent dans l’angoisse depuis mardi 12 mai après avoir été informées qu’elles devaient quitter le site. Selon ces rapatriés récemment expulsés du camp de Nduta par les autorités tanzaniennes, les responsables du site leur ont indiqué que l’argent destiné à leur réinstallation avait déjà été remis.

Ces familles contestent cette affirmation et assurent n’avoir reçu aucune somme d’argent. Elles affirment également que certaines personnes ayant bénéficié de cette assistance n’étaient même pas autorisées à rester dans le site de Nyabitare.

L’un des rapatriés explique qu’un employé du site leur a annoncé qu’ils devaient quitter les lieux parce que l’aide prévue pour eux avait déjà été distribuée. Pourtant, selon lui, les bénéficiaires de cette assistance sont normalement autorisés à rentrer dans leurs localités d’origine après le paiement.

« Vraiment, cette situation est très triste. Les responsables devraient aider les personnes qui restent à Nyabitare, parce qu’elles n’ont rien à manger. Ils ont commencé à dire qu’elles avaient déjà reçu leur argent, alors qu’elles ne reçoivent même pas de riz. En réalité, les personnes qui reçoivent cet argent ne restent plus ici. Mais le chef du site a confirmé qu’elles avaient déjà été payées. Il leur a dit de quitter les lieux », témoigne ce rapatrié.

Un autre rapatrié affirme que leur situation devient de plus en plus difficile, ajoutant qu’ils ont demandé aux responsables du site de leur montrer les documents portant leurs signatures pour prouver qu’ils avaient effectivement reçu l’argent destiné à leur réinstallation.

« Si vous dites que vous nous avez donné l’argent, montrez-nous alors les documents où nous avons signé. Parce qu’une personne qui reçoit de l’argent doit signer devant son nom. Vous dites maintenant que nous sommes déjà rentrés chez nous, alors que nos cartes utilisées pour revenir sont encore ici. Franchement, nous n’avons plus d’espoir de recevoir cet argent », déclare-t-il.

Cette situation intervient alors que d’autres Burundais rapatriés du site de transit de Nyabitare affirment avoir reçu des montants inférieurs à ceux qui étaient prévus.

Au ministère de l’Intérieur, dans le service chargé du rapatriement des réfugiés, les responsables reconnaissent l’existence de difficultés liées au grand nombre de rapatriés et à l’insuffisance des moyens disponibles. Le responsable de ce service, Bimenyimana Nestor, explique que les problèmes sont apparus après l’arrivée de plusieurs convois de Burundais rapatriés de Tanzanie à la fin du mois d’avril.

Selon lui, le convoi arrivé le 24 avril est parvenu à Nyabitare dans la soirée, avant que d’autres rapatriés ne soient amenés le lendemain après des retards provoqués par de fortes pluies. Il affirme que cette situation a compliqué l’identification des bénéficiaires des aides prévues.

« Ceux qui étaient restés du convoi du 24 avril et qui n’avaient pas reçu l’allocation alimentaire distribuée par le Programme alimentaire mondial sont ceux qui ont eu du mal à patienter. Nous leur avons expliqué que les rapatriés sont nombreux et qu’ils dépassent le budget prévu pour l’année », indique-t-il.

Le responsable assure toutefois que les autorités continuent les discussions avec le Programme alimentaire mondial afin de mobiliser les fonds nécessaires. Il affirme que les rapatriés concernés recevront leur assistance dès que les moyens seront disponibles, y compris dans leurs localités d’origine.

Concernant les informations selon lesquelles certains rapatriés ont été chassés du site de transit, Bimenyimana Nestor affirme qu’aucune opération de dispersion n’a été menée par la police. Selon lui, certains rapatriés avaient tenté de s’installer aux alentours du centre, mais les responsables leur ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas créer un autre camp au Burundi.

« Aucune police ne les a dispersés. Le centre d’accueil est toujours sécurisé par des policiers. Je pense que certains ont cru qu’ils seraient dispersés, mais cela ne s’est pas produit », précise-t-il.

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