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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les pêcheurs de Gitaza au bord de l’insalubrité

Les pêcheurs de Gitaza au bord de l’insalubrité

Par: Balthazar Miburo 

Sur les rives du Lac Tanganyika, les pêcheurs de la zone Gitaza, en commune Mugere, tirent la sonnette d’alarme. Faute de latrines publiques, ils vivent et travaillent dans des conditions d’hygiène déplorables, exposant la population au risque de maladies hydriques.

Sur les rives du Lac Tanganyika, à Gitaza, les pêcheurs vivent dans un environnement où l’insalubrité s’est installée depuis longtemps. Le manque criant de latrines publiques pousse certains d’entre eux à se soulager dans les buissons avoisinants, à quelques mètres seulement de l’eau utilisée pour la lessive, la vaisselle et la cuisson des aliments.

Une situation alarmante selon les pêcheurs, qui redoutent désormais une flambée de maladies telles que la dysenterie ou le choléra. « Nous n’avons pas d’endroit où aller. Faute de toilettes, beaucoup se soulagent dans la nature, parfois tout près du lac. Et pourtant, c’est cette même eau que nous utilisons chaque jour », témoigne un pêcheur rencontré sur place.

Au marché de Gitaza, le problème est encore plus préoccupant. Les latrines publiques s’y remplissent rapidement et, faute d’entretien, leur contenu est souvent vidé directement dans le lac Tanganyika. « Quand les toilettes débordent, on jette les déchets dans le lac. C’est absurde ! Ceux qui devraient protéger le lac sont les premiers à le polluer », dénonce un autre pêcheur.

Les conséquences ne se limitent pas à la pollution de l’eau. Les odeurs nauséabondes et les conditions de travail insalubres mettent à rude épreuve la santé des pêcheurs et des habitants fréquentant le marché. « On travaille dans une odeur insupportable. Et pourtant, on paie régulièrement des taxes à la commune. On mérite au moins des lieux propres », se plaint un pêcheur.

Face à cette situation, les pêcheurs interpellent les autorités locales et les responsables de la gestion du marché. Ils demandent l’installation de nouvelles infrastructures sanitaires et un meilleur suivi de l’entretien des latrines existantes. Pour eux, il en va non seulement de leur santé, mais aussi de la protection du lac Tanganyika, une ressource vitale pour toute la région.

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