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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des vendeurs de boissons Brarudi de Nyakabiga et Bwiza dénoncent des difficultés d’approvisionnement liées aux bouteilles ébréchées

Par: Walter Kwizera

Des vendeurs de boissons Brarudi à Nyakabiga et Bwiza, dans la mairie de Bujumbura, font face à des difficultés d’approvisionnement en raison du rejet de certaines bouteilles considérées comme ébréchées. Ils affirment que cette situation réduit considérablement leurs activités, alors que la vente de ces boissons constitue pour plusieurs d’entre eux leur principale source de revenus.

D’après ces commerçants, les dépôts où ils se ravitaillent habituellement ne leur fournissent plus les mêmes quantités qu’auparavant. Lorsqu’un carton contient des bouteilles présentant des défauts, seules celles jugées acceptables leur seraient remises. Un carton de douze bouteilles peut ainsi être réduit à cinq bouteilles, selon leurs témoignages.

Cette situation inquiète particulièrement les vendeurs qui dépendent de ce commerce pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ils expliquent que la diminution des quantités disponibles affecte directement leurs recettes et rend leur activité de plus en plus difficile.

« Nous avons désormais du mal à nous approvisionner normalement en boissons Brarudi. Les bouteilles qui présentent même de petites ébréchures ne sont pas acceptées. Cela nous oblige parfois à consommer rapidement les boissons achetées au lieu de pouvoir les conserver ou les servir à nos clients comme nous le faisions auparavant », explique l’un des commerçants.

Ces vendeurs demandent à la Brarudi de revoir cette situation, estimant que leur activité leur permet de couvrir plusieurs dépenses quotidiennes, notamment le loyer, la scolarité et les soins médicaux de leurs enfants ainsi que l’alimentation de leurs familles.

« Nous souhaitons que la Brarudi trouve une solution à ce problème. C’est grâce à ce commerce que nous parvenons à subvenir aux besoins de nos familles. Aujourd’hui, le fait de ne plus pouvoir obtenir les quantités habituelles nous met dans une situation très difficile », témoigne un autre vendeur.

Selon nos sources parmi ces commerçants, les bouteilles aujourd’hui écartées ne seraient pas forcément endommagées par les vendeurs eux-mêmes.

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