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“La voix des sans voix”

La vie de plus en plus précaire des enfants de la rue à Kayanza et Ngozi

La vie de plus en plus précaire des enfants de la rue à Kayanza et Ngozi

Par: Dany Claire Iratwumva

Le nombre d’enfants vivant dans la rue ne cesse d’augmenter dans les villes de Kayanza et de Ngozi. Livrés à eux-mêmes, certains sombrent dans la délinquance pour survivre, tandis que les autorités locales peinent à trouver des solutions durables et que les défenseurs des droits de l’enfant appellent à une politique nationale de protection.

Le phénomène des enfants de la rue prend une ampleur inquiétante dans les villes de Kayanza et de Ngozi, au nord du Burundi. Malgré des conditions de vie précaires, certains d’entre eux sont contraints de voler pour subvenir à leurs besoins, une situation qui inquiète les autorités locales et les habitants.

À Kayanza, ces enfants, surnommés localement Kurubaho, errent entre le dépôt, le marché principal, les magasins, les bars et les restaurants. Toujours en déplacement, ils cherchent de quoi se nourrir ou un abri pour la nuit. « On estime qu’ils sont environ 250, mais il est difficile de les recenser », affirment des responsables administratifs de la ville.

La situation est similaire à Ngozi, où environ 300 enfants, majoritairement des garçons, vivent dans la rue. Certains dorment à la belle étoile ou dans des maisons inachevées, mangeant ce qu’ils trouvent au fil de leurs déplacements. Pour survivre, ils transportent des marchandises dans les marchés en échange de petites pièces, souvent dépensées pour acheter de la nourriture, du tabac ou d’autres produits.

Mais à mesure qu’ils grandissent, entre 5 et 17 ans, plusieurs tombent dans la criminalité. Certains volent des sacs à main ou s’introduisent dans des habitations. Les autorités locales confirment que plusieurs d’entre eux ont déjà été arrêtés et emprisonnés. « Ceux qui consomment des substances volent ou perturbent fortement la sécurité des quartiers », explique un responsable administratif.

Face à la montée du phénomène, les autorités locales tentent de réinsérer ces enfants en les orientant vers des formations professionnelles ou en facilitant leur retour dans leurs familles. Cependant, les organisations de défense des droits de l’enfant jugent ces efforts insuffisants et plaident pour une approche nationale intégrée. « Il faut une politique claire pour encadrer ces jeunes, leur offrir une formation et leur redonner espoir », estiment plusieurs acteurs de la société civile.

Le phénomène ne se limite pas aux centres urbains. Dans des localités comme Masanganzira (commune Kiremba), Musenyi (commune Tangara) ou Rukeco (commune Ngozi), la présence croissante d’enfants de la rue témoigne d’un défi social majeur qui touche plusieurs  zones.

 

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