Bujumbura face à des coupures d’électricité qui s’aggravent
Par: Walter Kwizera
La situation de l’électricité devient de plus en plus difficile dans plusieurs quartiers de la mairie de Bujumbura. Des habitants affirment que les coupures se prolongent et perturbent les activités qui dépendent du courant, notamment dans les commerces et les établissements de santé.
Selon les habitants, les coupures d’électricité se multiplient dans différents quartiers de Bujumbura. Ils déplorent une situation qui, selon eux, s’est encore aggravée alors que le directeur général de la Regideso, Ir Albert Manigomba, assure régulièrement que des mesures sont prises pour améliorer l’approvisionnement.
Il y a quelques jours, Ir Albert Manigomba expliquait que la vétusté des lignes de transport, qui acheminent l’électricité des barrages vers les populations, figurait parmi les causes des coupures. Il avait également indiqué que la Regideso avait pris le problème en main et que la situation était sur le point d’être résolue.
Mais plus de deux mois après les premiers signalements, des habitants constatent une aggravation des coupures. Certains affirment que même des stations de radio sont contraintes d’interrompre leurs activités faute d’électricité.
« Le problème de l'électricité est très grave ici au Burundi. Maintenant, peu importe le quartier, partout, il y a des coupures de courant et nous n'avons plus d'électricité. En ville, le dimanche, les gens savent qu'ils n'auront pas d'électricité. Même les radios sont éteintes à cause des coupures », témoigne un habitant.
Il explique que certaines structures doivent recourir aux groupes électrogènes pour continuer à fonctionner. « Le courant peut être coupé dès 6 heures du matin. Ils allument alors le générateur, qu'ils utilisent jusqu'à 19 heures ou encore jusqu'à 14 heures. À chaque fois que le carburant est épuisé, il n'y a plus d'électricité », ajoute-t-il.
Les conséquences se font également sentir dans les activités professionnelles qui dépendent de l'électricité. Les habitants évoquent notamment les bouchers, les coiffeurs et les soudeurs, mais aussi les médecins qui doivent conserver certains médicaments au frais.
« Les problèmes que nous rencontrons dans les métiers qui nécessitent de l'électricité, qu'il s'agisse des bouchers qui doivent conserver leur viande au frais ou des médecins qui doivent stocker des médicaments réfrigérés, nous sommes tous confrontés à ce problème. Du coiffeur au soudeur, nous souffrons tous du manque d'électricité, c'est inadmissible », déplore un autre habitant.
Les habitants s'inquiètent également des conséquences de ces coupures sur certains hôpitaux, qui seraient eux aussi privés d'électricité.
Les citoyens disent ne pas comprendre les assurances répétées du directeur de la Regideso, Ir Albert Manigomba, qui affirme que l'approvisionnement en électricité doit s'améliorer. Pour eux, ces promesses restent pour l'instant sans effet sur la situation qu'ils vivent au quotidien.

