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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Bujumbura : des chauffeurs de taxis dénoncent des « injustices » policières

Bujumbura : des chauffeurs de taxis dénoncent des « injustices » policières

Des conducteurs de taxis de la capitale économique accusent certains policiers de favoriser des transporteurs illégaux au détriment des professionnels régulièrement enregistrés. Le soir venu, ces chauffeurs disent être empêchés d’accéder aux stations du centre-ville, laissant place, selon eux, à des véhicules non autorisés.

À Bujumbura, les chauffeurs de taxis expriment leur colère face à ce qu’ils qualifient de traitement inéquitable de la part des forces de l’ordre. Selon plusieurs témoignages recueillis ce lundi par la Radio Publique Africaine (RPA), ces automobilistes affirment que, dès la tombée de la nuit, certains policiers permettent à des véhicules non habilités au transport public de transporter des passagers, alors que les taxis officiels, eux, se voient refuser l’accès aux stationnements clés de la ville.

De 19 h à 20 h, les taxis sont interdits d’accès à plusieurs stations de bus du centre-ville, notamment au parking dit « Kwa Ngoma », où les voyageurs, souvent bloqués faute de bus, se bousculent pour trouver un moyen de rentrer chez eux. Cette restriction intervient dans un contexte de pénurie prolongée de carburant, qui continue de paralyser une partie du transport urbain.

Un chauffeur rencontré sur place déplore cette situation : « À partir de 17 h, on voit arriver des véhicules privés dont on ignore la provenance. Ils prennent des passagers alors que nous, taxis enregistrés, n’avons pas le droit de travailler. » Il accuse certains agents de fermer les yeux en échange de pots-de-vin.

Les conducteurs dénoncent une concurrence déloyale : « Nous payons régulièrement nos taxes pour contribuer au développement du pays. Pourtant, ceux qui ne paient rien sont autorisés à travailler et profitent des passagers. C’est injuste. Nous demandons à l’ATRABU de se positionner en notre faveur. »

Contactée par la RPA, l’Association des Transporteurs du Burundi (ATRABU) admet l’existence de véhicules non autorisés opérant dans le secteur, tout en niant que des taxis en règle soient empêchés de travailler. Son secrétaire, Charles, indique que l’organisation va « suivre de près la situation » pour garantir que les chauffeurs dûment enregistrés puissent exercer leur métier sans entrave.

 

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