Les BADASIGANA réclament le changement des institutions de leur parti.

Les différentes ailes du parti UPRONA qui se disent exclus ou lésés par leur président demandent l’organisation d’un dialogue afin d’organiser les élections à  tous les niveaux du parti. Ces tendances jugent que ce dialogue pourrait permettre  la réunification du parti qu’ils  trouvent pour le moment dans l’impasse.

L’organisation consensuelle des congrès ordinaires visant le renouvellement des organes du parti à tous les niveaux, telle est la proposition des « Badasigana » qui se disent arbitrairement exclus ou lésés, et cela dans l’objectif de pallier aux difficultés que connait actuellement le parti UPRONA. La correspondance requérant le dialogue interne au leadership du parti a été transmise ce vendredi 23 avril au président actuel Abel Gashatsi par la tendance représentée par Isidore Mbayahaga, membre du bureau exécutif et celle représentée par Gaston Sindimwo et Anicet Niyongabo, tous les deux membres du conseil supérieur d’orientation du parti. Ces membres de l’UPRONA estiment que les périodes d’inactivité et de flottement que traverse leur parti depuis un certain temps sont consécutifs au manque de légitimité des organes dirigeants, et ce de la base au sommet.

Ces personnalités rappellent, en effet, que le mandat des comités au niveau communal a expiré en mars 2019 et que toutes les autres institutions au niveau national ont également terminé leur mandat le 14 août 2020.  Ces militants du parti créé par le prince Louis Rwagasore regrettent que la tentative de renouvellement des organes communaux au mois d’avril de cette année ait été émaillée d’irrégularités.

A titre d’exemple, ils citent notamment la convocation des congrès en dehors du cadre statutaire, l’exclusion arbitraire et l’interdiction  de certains Badasigana  d’élire leurs représentants ainsi que les sanctions arbitraires infligées par le Président du parti Abel Gashatsi à certains membres en violation des statuts.

Dans l’objectif de remettre le parti sur les rails, ces personnalités suggèrent alors que soit organisé un dialogue recommandé par le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique avant de suspendre les congrès de ce parti. Et cette correspondance de conclure en exigeant  que 3 personnes issues de chaque courant de ce parti   participent aux séances de ce dialogue.