Retard de la campagne sucrière : la SOSUMO enregistre déjà un manque à gagner de plusieurs milliards de francs burundais.
Par: Eric Niyonzima
Le lancement de la campagne de production du sucre à la SOSUMO est prévu pour le 15 juillet prochain, après un retard d’un mois et demi. Les travailleurs et responsables de cette entreprise affirment que la SOSUMO enregistre déjà un manque à gagner de plusieurs milliards de francs burundais en raison de ce retard.
La décision d’amorcer la campagne de production du sucre à la SOSUMO a été prise lors d’une réunion du comité de direction de cette société tenue le vendredi 26 juin.
Depuis cette décision, tous les employés de la SOSUMO, chacun dans ses responsabilités et son poste d’attache, se mobilisent pour préparer le début de la campagne de production, qu’ils considèrent comme le pilier et le fondement de la société, ainsi qu’un soutien essentiel pour leurs familles.
Si la campagne débute effectivement à la date annoncée du 15 juillet, un retard d’un mois et deux semaines aura déjà été enregistré.
Une autorité de la SOSUMO, qui s’était entretenue avec la RPA au mois de mai et qui a requis l’anonymat, a révélé qu’un moindre retard dans le lancement de la campagne de production occasionne d’importantes pertes. Selon cette source, lorsque la campagne débute au mois de juillet, le manque à gagner est estimé à 3 200 tonnes de sucre produites en moins chaque mois de campagne.
Un chef de département au sein de la SOSUMO a également indiqué à la RPA que la production minimale de sucre pendant la campagne est de 100 tonnes par jour. Selon lui, si la campagne débute à la date annoncée, le retard atteindra 44 jours, correspondant à une perte estimée à 4 400 tonnes de sucre.
En se référant au prix officiel de 6 000 francs burundais par kilogramme de sucre, ce responsable estime que, jusqu’au 14 juillet, la SOSUMO aura enregistré un manque à gagner de plus de 2 milliards 640 millions de francs burundais.
En temps normal, la SOSUMO lance sa campagne de production dès le début du mois de juin et la clôture le 24 décembre. À cette période, il devient difficile de poursuivre la campagne en raison des pluies qui rendent les plantations trop humides. Selon les techniciens, les terrains deviennent alors impraticables pour les machines utilisées dans la récolte de la canne à sucre, car ils deviennent de plus en plus glissants.
La rédaction de la RPA a contacté Marie Rose Bahimbare, directrice générale de la SOSUMO, mais cette dernière n’a pas répondu à nos appels ni au message qui lui a été adressé.

