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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Avion présidentiel immobilisé à Madrid : contradictions dans les explications du chef de l’État

Par: Inès Gakiza

Le président Évariste Ndayishimiye, dont les propos sont perçus comme contradictoires au sujet de l’avion présidentiel, fait face à des interrogations publiques sur ce dossier sensible. L’appareil présidentiel burundais, un Gulfstream G-IV, reste immobilisé depuis plusieurs années à l’aéroport de Madrid, alimentant les débats sur sa gestion et la cohérence des explications officielles.

Le chef de l’État est dans sa sixième année à la tête du Burundi et continue de recourir aux vols commerciaux pour ses missions à l’étranger. Durant ces six années, la question de cet avion revient régulièrement dans le débat public. Les différentes déclarations faites à ce sujet suscitent des interrogations, en raison de certaines divergences relevées dans les explications fournies.

Le président Évariste Ndayishimiye, en réagissant sur la question des coûts liés à l’immobilisation de l’appareil, a estimé que la situation continue de peser sur les finances publiques.

« Pensez-vous que le chef de l’État a le pouvoir de Dieu ? Seul Dieu décide et ordonne les choses. Mais tout être humain doit planifier et agir pour atteindre ses objectifs. Même aujourd’hui, cet avion nous coûte cher : nous payons encore ses frais de stationnement », a déclaré le président Évariste Ndayishimiye.

Les charges liées au stationnement de l’appareil à l’étranger continuent d’être évoquées comme un poids pour les finances publiques, selon nos informations. Cette situation alimente des critiques sur la gestion de ce bien de l’État.

Le président avait auparavant expliqué cette immobilisation par l’impossibilité de retrouver la personne détenant les documents nécessaires au déplacement de l’avion.

« L’avion doit quitter Madrid pour l’Angleterre. Il ne peut pas quitter Madrid sans documents. Et nous ne parvenons pas à localiser la personne qui détient ces documents », avait-il indiqué.

D’autres déclarations du chef de l’État font cependant référence à différents intervenants administratifs et diplomatiques, ce qui ajoute de la confusion sur les responsabilités exactes dans ce dossier.

« Ce n’est pas nous qui avons traité ce dossier. Vous ne pouvez pas aller interroger le personnel de l’Autorité de l’aviation civile du Burundi (AACB). Si vous vous adressez à l’ancien chef de cabinet, il vous renvoie vers une autre personne. Cette autre personne était un consul. Et ce dernier explique qu’ils ont décidé de louer l’avion afin que son entretien soit financé par les revenus qu’il génère lui-même », a-t-il ajouté.

Les personnalités citées dans ces explications du président Évariste Ndayishimiye incluent notamment l’ancien chef de cabinet, le général Alain Guillaume Bunyoni, ainsi qu’un consul, Chérif Aidara, représentant du Burundi en Afrique de l’Ouest et présenté comme détenteur des documents de l’avion, bien que ce dernier ait été auparavant décrit comme introuvable.

Cette accumulation d’éléments soulève des interrogations sur la cohérence des informations fournies et sur la chaîne de responsabilité dans la gestion de l’appareil appartenant à l’État.

Le président a, de son côté, affirmé : « L’essentiel, c’est que personne ne m’accusera d’avoir vendu votre avion. »

La Radio RPA a tenté de joindre le président Évariste Ndayishimiye via son téléphone personnel communiqué au public, sans succès malgré plusieurs tentatives pendant une semaine. Les messages ont été lus sans réponse, tout comme les appels passés. La rédaction a également contacté sa porte-parole, Guilène Rosine Gatoni, ainsi que le porte-parole du gouvernement, Jérôme Niyonzima, sans succès.

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