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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

L’accueil des hautes autorités prime sur le droit à l’éducation à Bujumbura.

L’obligation de faire sortir les élèves des classes pour aller accueillir les hautes autorités qui rentrent de l’étranger ou les hôtes de marque fait perdre plusieurs heures de cours aux apprenants. C’est pour cette raison que les enseignants et éducateurs des Lycées du lac Tanganyika et  Gisenyi en mairie de Bujumbura s’insurgent contre cette mesure jugée injuste car seules ces deux écoles sont concernées.

Les enseignants et éducateurs de deux écoles de la mairie de Bujumbura à savoir le Lycée du Lac Tanganyika située dans la commune de Mukaza et le Lycée Gisenyi située à Ngagara dans la commune Ntahangwa disent que chaque fois qu’un hôte de marque visite le pays ou lorsqu’ une haute autorité rentre de l’étranger les élèves doivent quitter les classes pour aller l’accueillir. Selon les enseignants, cette situation perturbe les activités de ces écoles.  Selon ces mêmes sources, ces élèves ont arrêté les cours deux fois au cours du mois d’octobre dernier. « Dans un pays où il y a plusieurs partis politiques, cela ne devrait pas arriver.  Dernièrement, ces élèves sont allés accueillir la première dame du Niger. Ils l’ont fait aussi quand le président est rentré. Mais ce jour-là, c’étaient des élèves d’une autre école. Les professeurs se lamentent beaucoup », explique un professeur.        

Ces enseignants et éducateurs disent qu’ils ne sont pas contre le respect dû aux autorités.  Mais pour eux, tous les élèves de la mairie de Bujumbura devraient être concernés s’il faut les accueillir.  « Si cette activité est exigée par le ministère de l’éducation, que tous les élèves de la mairie de Bujumbura y participent.  Au cas contraire, les élèves du Lycée Lac Tanganyika sont des victimes car leurs cours sont perturbés alors qu’ils ont le devoir d’étudier.  S’il faut accueillir le président, que toute la population urbaine le fasse. On dirait que personne ne se soucient de   ces enfants », précise’ t- il.              

La rédaction n’a pas pu joindre Havyarimana Francois, le directeur du Lycée  du Lac Tanganyika  et  Nuni Jacqueline, directeur du  Lycée  Gisenyi.

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