Un ébloulement fait une centaine de sans abris à Kabezi

Près de 20 maisons ont été détruites suite au glissement de terrain survenu la nuit du 23 au 24 avril sur la colline Migera, commune Kabezi de la province Bujumbura. Les familles dont les maisons ont été endommagées n’ont pas où loger. D’où elles demandent urgemment l’intervention  de l’Etat et des bienfaiteurs.

La nuit du vendredi 23 avril, les habitants de la sous colline Rugenge, colline Migera en commune Kabezi de la province Bujumbura ont été réveillés par des secousses. Il s’agissait d’un glissement de terrain. Ce qui a beaucoup surprit en plus d’inquiéter les habitants de la place, surtout que c’était la toute première fois qu’ils voyaient un tel phénomène.

’Nos maisons n’ont pas été détruites par la pluie, mais par un glissement de terrain. Au moins 19 maisons ont été démolies. C’est un phénomène qui dépasse notre entendement. 135 familles de cette localité sont menacées par ce glissement de terrain. Celles dont leurs maisons ont été complètement détruites sont pour le moment  logées par leurs amis, d’autres passent la nuit dans les décombres de leurs maisons parce qu’on n’a pas encore eu d’assistance.’’   Raconte un des sinistrés. 

Les victimes de cette catastrophe naturelle déplorent le manque de soutien de la part des autorités administratives. Elles demandent au gouvernement et aux bienfaiteurs de leur venir en aide.

‘’ Vendredi dernier, juste avant que ce glissement de terrain ne se produise, l’administrateur était venu pour constater les fissures qui étaient devenues de plus en plus inquiétantes sur le sol. Malheureusement, après la catastrophe, ni l’administrateur ni le chef de zone, personne n’a pas encore effectué une visite sur place pour nous assister.’’ Déplore cte habitant de la place qui s’est entretenu avec la RPA. 

La population de la colline Migera trouve miraculeux le fait que ce glissement n’ait pas fait de morts ou de blessés. Néanmoins, elle fait savoir que si rien n’est fait pour délocaliser toutes les familles en danger, le pire est à prévoir.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre Espérance Habonimana, administrateur de la commune Kabezi mais sans y parvenir.