Les parentés exigent le respect des droits des 19 combattants de Red- Tabara remis à Gitega.
Ils réclament le respect des droits des leurs et qu’ils aient un procès équitable Ils, ce sont les parentés des combattants du mouvement Red-Tabara remis au gouvernement burundais. Depuis leur remise au régime CNDD-FDD, aucune information n’a encore été donnée sur leur cas.
Les parentés déclarent que la dernière fois qu’ils ont vu les leurs était sur une image le jour où le Rwanda a remis les 19 combattants du mouvement Red- Tabara le 30 juillet cette année à la frontière burundo-rwandaise de Gasenyi-Nemba. Aujourd’hui, ils totalisent 53 jours détenus par le régime d’Evariste Ndayishimiye.
Toute cette période, personne ne sait ni le lieu de leur détention ni l’état du dossier judiciaire des 19 combattants qui sont Gerard Nkundubumwe, Issa Ndayikengurukiye, Jean Marie Iyamuremye, Berchmans Manirakiza, Pascal Manirambona, Joseph Miburo, Pontien Nsabimana, François Minani, Désiré Ndayikengurukiye, Evariste Nzoyisaba, Fabrice Ndayikeza, Samuel Ndayizeye, Jules Nduwimana, Samuel Nemeyimana, Emmanuel Niyongabo, Lameck Niyonizigiye, Yves Niyonsaba, Egide Nkurunziza ainsi que Sindayihebura Dieudonné.
Lors de cette remise, les gouvernements rwandais et burundais étaient représentés par les chefs des renseignements militaires. Les 19 combattants ont été remis au Col Ernest Musaba, chef des renseignements de l’armée burundaise.
Les informations en possession de la Rpa révèlent que la commission nationale indépendante des droits de l’homme a été saisie les premières semaines de leur arrivée au Burundi. Mais la CNIDH n’a en rien aidé les familles car jusqu’à présent elles ne possèdent aucune information. Les parentés demandent donc d’être informés sur le sort des leurs quel qu’il soit. « Nous ignorons même leur lieu de détention. C’est difficile d’affirmer qu’ils sont encore vivants. Nous interpellons la communauté internationale qu’elle nous aide à connaitre la vérité. S’ils ont été exécutés, qu’on nous remette au moins leurs cadavres », insiste un des parentés.
La remise de ces 19 combattants a été faite sous la supervision de la CIRGL via son Mécanisme Conjoint de Vérification Elargie, MCVE. La Rpa a voulu avoir de la lumière sur ce dossier via ce mécanisme, après des rendez-vous non respectés, le commandant du MCVE, le colonel Joé Rui Miranda qui s’était déplacé en personne à la frontière Gasenyi- Nemba a fini par répondre à la rédaction de la Rpa que le MCVE ne s’exprime pas dans les médias.
La Rpa a essayé à maintes reprises de joindre le président de la CNIDH, Sixte Vigny NIMURABA, mais il n’a pas répondu à ses appels.
Contacté, le procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi, a refusé de répondre aux questions lui posées par appel à numéro privé, a-t-il expliqué au journaliste qui venait de lui faire part de l’objet de l’appel. Voulant savoir par quel moyen de contact il pourra répondre à la question, le procureur général a raccroché son téléphone.