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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La crise au Burundi est toujours une réalité à ne pas négliger par le HCR

Le Conseil Norvégien pour les Réfugiés  estime que la situation reste fragile au Burundi et que de graves violations des droits de l'homme se poursuivent. Pourtant, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés appelle à un rapatriement de masse des réfugiés burundais.

 C’est ce vendredi 07 octobre 2022,  lors de sa visite dans le camp des réfugiés de Nyarugusu en Tanzanie, que Charles Mballa a appelé les réfugiés burundais à se rapatrier volontairement dans leur pays d'origine. Ce chef des services de protection dans la région de l'Est, de la corne d'Afrique et de la région des grands lacs au sein du HCR, a expliqué que l'agence onusienne et ses partenaires allaient bientôt faire la promotion du rapatriement et qu'ils allaient se focaliser sur l'assistance et la réintégration des rapatriés au Burundi.

« L'assistance dans les camps des réfugiés diminuera sensiblement à partir de fin octobre », a précisé Charles Mballa. Lors de son intervention, ce représentant régional du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés n'a pas évoqué la situation sécuritaire dans le pays. C'est la situation sur le point sécuritaire et des droits que mettent pourtant en avant certaines organisations comme le Conseil Norvégien pour les Réfugiés.

Dans son récent rapport adressé à la 77ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, cette ONG classe la situation du Burundi parmi les dix crises les plus négligées du monde. Pour le CNR, en 2021, la situation au Burundi est restée fragile et de graves violations des droits de l'homme se sont poursuivies, sans faire la une des journaux comme les activités des médias continuent d'être sévèrement limitées.

Le Conseil Norvégien pour les Réfugiés rappelle qu'en 2021, un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations Unies a déploré des informations faisant état de disparitions forcées, de tortures et de retours forcés de réfugiés burundais vivant en Tanzanie. « Le bilan du Burundi en matière de droits humains ne s'est que peu amélioré depuis l'arrivée au pouvoir du président Evariste Ndayishimiye », indique le CNR.

Selon cette ONG, des membres présumés de groupes d'opposition continuent de disparaître, beaucoup ont été placés en détention et des cas de torture ont été documentés. Le conseil norvégien pour les réfugiés souligne qu’en 2021, la crise burundaise n'a reçu que 45% des fonds nécessaires de la part des contributeurs humanitaires et que la recherche de la solution politique par la communauté internationale a été très faible.

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