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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

L’origine des morgues tenues secrètes pour cacher les corps des militaires et des imbonerakure

La morgue ou chambres froides clandestines récemment signalées dans le camp militaire DCA-PASSIVE sont en réalité des containers frigorifiques qui font partie d'un don de matériel octroyé par la force de l'ONU en mission au Burundi jusqu'au 1er janvier 2007. C'est du moins les explications d'un officier de l'armée burundaise en poste dans ce camp.

 De 2004 jusqu'au 1er janvier 2007, une force militaire onusienne a opéré au Burundi, en remplacement de la Mission Africaine au Burundi (MIAB) qui était présente depuis 2003. La force était constituée par 2345 militaires, originaires de l'Afrique du Sud, du Kenya, de Népal, de la Tunisie et de la Thaïlande.

A la fin de leur mission en janvier 2007, certaines fonctions ont été transférées au Bureau Intégré des Nations Unies pour le Burundi, BINUB en sigle. Progressivement, la mission onusienne a cédé une partie de son matériel aux institutions burundaises. C'est dans ce cadre que le camp DCA-PASSIVE de Kamenge  s'est installé dans le camp qui abritait la force onusienne. « Parmi un lot de matériel octroyé au Burundi, figuraient des containers frigorifiques destinés à la conservation des vivres et boissons pour les militaires onusiens », selon un officier de l'armée burundaise  sous anonymat.

Actuellement, révèle notre source, l'armée burundaise a transformé ces containers frigorifiques en de véritables chambres froides, qui conservent de temps en temps des corps des militaires et miliciens Imbonerakure, tombés dans les différents combats. Plus particulièrement en République Démocratique du Congo, même si notre source ajoute aussi des cas en provenance de la Somalie.

L'officier de l'armée burundaise parle d'une manœuvre du gouvernement pour cacher la vérité sur les pertes en vies humaines que le Burundi enregistre. Il se dit attristé par la situation car, ajoute-t-il, plusieurs familles burundaises continuent d'attendre les leurs alors qu'ils sont déjà morts et enterrés. Il demande au gouvernement de mettre fin à cette situation cruelle.

La rédaction  de la RPA a tenté encore une fois de joindre le colonel Floribert Biyereke, le porte-parole de la force de défense nationale du Burundi, mais il n’a pas voulu s’exprimer.

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