Des réunions tenues par certains réfugiés inquiètent les autres réfugiés burundais du camp de Nyarugusu en Tanzanie

Certains  réfugiés  collaboreraient avec des  membres du parti au pouvoir au Burundi. Leur  mission serait de préparer  l’élimination physique des réfugiés intellectuels car considérés comme des obstacles  aux plans de persécution des réfugiés pour les contraindre au  rapatriement.

Ces réunions qui suscitent la peur au sein des réfugiés du camp de Nyarugusu ont été toutes  animées au cours de ce mois de Mai.  Selon  nos sources dans ce camp, les participants sont  des émissaires  du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, dans ce  camp. La première réunion  a eu lieu en date du 4 et l’autre en date du 8  de ce mois de mai,  selon ce réfugié burundais du camp de Nyarugusu.  « La première réunion s’est tenue dans la zone 8 tout près du stock des réfugiés burundais. La deuxième réunion s’est déroulée dans la zone 11 G7 chez le nommé Chadrack qui  travaille à la pharmacie du camp »

Nos sources révèlent certains noms des participants dans ces réunions.  « A la tête de ce groupe,  il y a  le nommé Martin MIBURO, c’est lui  le chef des militants du  parti CNDD-FDD  dans ce  camp de Nyarugusu.  Il a pour mission de sensibiliser les réfugiés au rapatriement et c’est lui qui dirige toujours les réunions. Il habite  la zone 11. Il travaille dans le secteur de santé dans ce camp. Il y a aussi  Augustin NGENZIRABONA qui est inspecteur des écoles dans le camp.  HATUNGIMANA Albert, le secrétaire de ce groupe. C’est lui aussi le directeur de l’établissement SHUKURU. Le prénommé Evariste qui travaille à l’établissement Kazoza.  Felix-Nelson SABUSHIMIKE,  Nathanaël NDUWAMUNGU qui est directeur lui aussi de  l’établissement scolaire UWEZO se trouvant dans ce camp. Le pouvoir burundais  a promis à toutes ces personnes qui travaillent dans le secteur éducatif des avantages une fois  que la mission de sensibiliser les réfugiés au rapatriement aura réussi. Entre autres  avantages, des postes qu’ils auront au Burundi lorsqu’ils rentreront. Et ces derniers se donnent  corps et âme  pour accomplir leurs tâches. Enfin il y a un prénommé Chadrack qui travaille à la pharmacie ».

Selon toujours nos sources, ces réunions aurait pour objectif de planifier comment éliminer physiquement certains réfugiés intellectuels. Ils les accusent  d’être un blocage dans le plan de persécuter les  réfugiés pour les contraindre à rentrer au Burundi.

Les réfugiés burundais du camp de Nyarugusu demandent au HCR et au gouvernement tanzanien  d’arrêter ces réfugiés et de les traduire en justice avant que le pire ne soit produit.