Bujumbura, la province la plus endeuillée au mois de février
Par: Emmanuel Ndayishimiye
La Radio Publique Africaine a répertorié vingt-et-une personnes assassinées au cours du mois de février 2026 dans cinq provinces du Burundi. Parmi ces victimes figurent cinq femmes et quatre enfants, tués dans des circonstances particulièrement violentes.
Selon les données compilées par la rédaction de la RPA, la province de Bujumbura est la plus touchée avec six personnes tuées au cours de cette période. Elle est suivie des provinces de Gitega et Burunga, qui comptent chacune cinq morts, tandis que les provinces de Butanyerera et Buhumuza ont enregistré respectivement quatre et un décès.
Dans le détail, onze corps ont été retrouvés sans vie dans les communes de Gitega, Bugendana, Rumonge, Makamba, Cibitoke, Mpanda et Ntahangwa. Six autres personnes ont été tuées à coups de machette dans les communes de Muyinga, Tangara, Nyanza et Kayanza. Quatre victimes ont succombé à des armes à feu, parmi lesquelles Béatrice Nijimbere, épouse de l’administrateur de la zone Gikomero, dans la commune de Muhanga, tuée par une grenade lancée dans le bar tenu par son mari.
Les femmes et les enfants figurent en bonne place parmi les victimes recensées par la RPA. Cinq femmes ont été assassinées dans les communes de Nyanza, Gitega et Muhanga. L’une d’elles, Jeanine Nkunzimana, a été retrouvée morte dans la rivière Nyakijanda, en commune Gitega, cinq jours après sa disparition. Quatre enfants ont également été tués au cours du même mois. Parmi eux, Estella Irankunda, âgée de 15 ans, et Cécile Ndayishimiye, 16 ans, ont été violées avant d’être tuées dans les communes de Rumonge et Gitega.
D’après les informations recueillies par la RPA, ces violences trouvent leur origine dans des conflits fonciers, des querelles communautaires ainsi que des différends à caractère politique. Parmi les auteurs présumés de ces crimes figurent, selon les informations rassemblées sur le terrain, des policiers, des militaires et des membres des Imbonerakure.

