La FIA retire au Burundi le droit d’organiser des compétitions automobiles en 2026
Par: Innocent-Valentin Singirankabo
Le Burundi ne pourra pas organiser de compétitions automobiles cette année. La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a retiré au pays le droit d’accueillir les épreuves prévues au calendrier 2026, sur fond de problèmes liés à l’organisation des courses et à la gestion des ressources destinées à l’instance nationale chargée des sports automobiles.
Cette décision compromet notamment la tenue du rallye habituellement organisé au mois d’août. Des participants réguliers à ces compétitions affirment avoir été informés de l’annulation de l’épreuve, à la suite de la décision de la FIA.
La gestion du Club Automobile du Burundi (CAB) est particulièrement mise en cause. Silas Pacifique Nsaguye, qui dirige le bureau national de l’organisation et assure la responsabilité de l’organisation du Rallye depuis avril 2025, est accusé par des sources proches de ces compétitions de mauvaise gestion des ressources consacrées aux épreuves automobiles.
Des lacunes dans la préparation et la conformité des pistes auraient également pesé dans la décision de la FIA. Ces insuffisances auraient conduit l’instance internationale à ne pas autoriser l’organisation du championnat au Burundi pour l’édition 2026.
La suspension prive ainsi les pilotes burundais d’un rendez-vous important de la saison. Ceux qui souhaitent poursuivre leur participation aux compétitions devront désormais se rendre au Rwanda voisin pour prendre part aux différentes épreuves.
La décision suscite également l’inquiétude dans le secteur commercial. Des commerçants et des propriétaires d’établissements hôteliers qui bénéficiaient de l’affluence générée par les compétitions déplorent la disparition de cette activité. Les courses attiraient des visiteurs venus de plusieurs pays, avec des retombées notamment pour les hôtels, les restaurants et les commerces installés à proximité des sites de compétition.
Pour les pilotes, ces compétitions représentaient également une occasion de mesurer leur niveau face à des concurrents de la région et d’améliorer leurs performances en vue de décrocher des victoires.
L’édition 2025 avait notamment rassemblé des équipages du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie et de la Zambie. L’événement avait ainsi contribué à attirer un nombre important de visiteurs et de touristes au Burundi.
Avec la décision de la FIA, les acteurs du sport automobile burundais devront donc attendre une éventuelle réorganisation du secteur pour espérer retrouver le droit d’accueillir les compétitions internationales sur les pistes du pays.

