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Editorial

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Besoin urgent de consensus après un enrôlement des électeurs houleux 

 Vendredi dernier s’est clôturée l’opération d’enrôlement des électeurs pour les élections de 2015. Une opération qui a débuté sur fonds de contestation. Les partis politiques d’opposition ont

toujours souhaité le report de cette opération, les différents observateurs ont soulevé des irrégularités qui augure le début d’une fraude électorale car, disent-ils, le fichier électoral une fois faussé, c’est tout un processus électoral qui est faussé d’avance.

Face à cette situation, la CENI à travers un langage arrogant de son président et de son porte- parole, selon une certaine opinion, minimise ces irrégularités et fonce droit pour faire croire à l’opinion que participera aux élections de 2015 celui qui voudra. Un langage largement partagé avec le gouvernement et le parti au pouvoir.

Visiblement, il y a absence de dialogue et de consensus sur la conduite du processus électoral en cours. Ce qui a conduit certains partis politiques et organisations de la société civile  à se retirer dans les démembrements de la CNI à savoir les CEPI et les CECI.

L’église catholique, un acteur incontournable dans la vie de ce pays, a déjà soulevé des inquiétudes par rapport à ces irrégularités qui ont entaché l’opération d’enrôlement et a promulgué des conseils aux différents partenaires politiques et surtout à l’endroit de la CENI. Des conseils pourtant vains.

Sans être un oiseau de mauvais augure, le processus électoral en cours a des risques énormes d’être contesté et partant ses résultats contestés car la population est désabusée devant un discours politique qui ne rassure pas.

 Face à l’absence de dialogue et de consensus sur le processus électoral, il apparaît que le rôle d’arbitrage s’avère plus que nécessaire. L’opération d’enrôlement des électeurs coïncide avec le départ du BNUB et au moment où on observe des cas d’insécurité au Burundi. On peut affirmer sans se tromper que le premier rôle d’arbitrage revient aux Burundais eux-mêmes. Aussi, il faut que la communauté internationale s’implique en tenant un discours concret pour exiger des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives. L’histoire nous aura montré que les résultats des élections sont souvent des sources de malheurs comme les tueries qui ont suivi les élections de 1993 et les exécutions extra- judiciaires après les élections de 2010.

Tout n’est pas encore perdu. Au lieu de continuer à faire sourde oreille à tous ces appels des uns et des autres, la CENI doit se montrer plus rassurante pour tous. Qu’elle se mette à l’écoute de tout le monde surtout en créant un cadre de dialogue où tous les partenaires politiques et les observateurs se rencontrent pour décider ensemble l’avenir du processus électoral qui va mener à bon port le Burundi.

Ainsi, le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions doit sortir aussi de son silence pour rassurer le peuple quant aux actions concrètes à mener en vue d’organiser des élections qui rassurent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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