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Plus de tente personnes ont été assassinées au cours du mois de février

Double langage au sein des autorités du ministère de la défense nationale et des anciens combattants

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Prime Niyongabo, chef d’état-major général de l’armée Prime Niyongabo, chef d’état-major général de l’armée

Au moment où le ministre de la défense menace de retirer tout le contingent burundais de l’Amisom si jamais l’Union africaine maintient sa décision de réduire de 1.000 l’effectif de ces militaires en Somalie, le chef d’état-major de l’armée, lui, dans une tournée qu’il effectue dans différentes divisions militaires, tranquillise et fait savoir que l’envoie des troupes burundaises en mission de maintien de paix en Somalie poursuivra son cours normal.

Cette tournée des responsables de l’armée burundaise a commencé ce mardi dans la 1ère division militaire composée par 5 provinces à savoir Bujumbura-mairie, Bujumbura, Muramvya, Bubanza et Cibitoke. Dans son message, Prime Niyongabo, le chef d’état-major général de l’armée, a demandé aux militaires de se préparer pour retourner en République Démocratique du Congo à la recherche des combattants burundais. Il leur a demandé d’être disciplinés et les a ensuite tranquillisés comme quoi l’envoie des troupes burundaises en mission de maintien de la paix en Somalie poursuivra son cours normal.

 

Ces militaires font savoir qu’ils ont été étonnés du fait que cette autorité n’a rien dit au sujet du renvoie des 1.000 militaires burundais de l’Amisom alors qu’ils s’attendaient à des éclaircissements venant de sa part. « Il n’a pas voulu évoquer le sujet du renvoie de 1.000 militaires burundais de l’Amisom alors qu’on a plus besoin de savoir pourquoi ce sont les militaires burundais qui sont les seuls concernés par cette décision. »     

 

Ces militaires d’ajouter qu’ils s’attendaient à ce que Prime Niyongabo parle du contenu d’une correspondance que le gouvernement du Burundi a adressé à la commission de l’Union africaine au sujet de la réduction de 1000 militaires burundais de l’Amisom, mais en vain. « Nous avons appris qu’ils ont écrit une lettre à la commission de l’Union africaine au sujet du renvoie de 1.000 militaires burundais. On s’attendait à ce que le chef d’état-major nous indique que la lettre avait pour objectif de présenter des excuses auprès de l’Union Africaine pour les fautes qui ont été commises par le gouvernement du Burundi, mais il n’a rien dit. »

 

En plus des problèmes politiques et des violations massives des droits humains dont la communauté internationale reproche au gouvernement du Burundi, ces militaires pensent que le retrait de 200 dollars sur leurs soldes de l’Amisom par le gouvernement burundais serait l’un des facteurs du renvoie de ces militaires burundais. Ils demandent au ministère de la défense nationale de donner des éclaircissements en rapport avec ce renvoie.

 

Ces militaires demandent également des éclaircissements au sujet de leur retour en RDC, où ils sont régulièrement envoyés soi-disant pour traquer des rebelles burundais. « Nous avons des inquiétudes en rapport avec ce qui nous a été demandé de nous préparer pour retourner au Congo combattre la rébellion. Là-bas, les victimes qui tombent sur le champ de bataille ne sont pas enterrées. Mêmes les blessés sont abandonnés. » 

 

Après les deux tournées qu’il a effectuées dans la 1ère et la 3ème division militaire, c’était prévu que le chef d’état-major général de l’armée effectue ce jeudi une visite à la 2ème division composée par 5 provinces à savoir Gitega, Mwaro, Karusi, Ruyigi et Cankuzo, avec toujours le même message.

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