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Plus de tente personnes ont été assassinées au cours du mois de février

La vie des prisonniers burundais en péril

mercredi, 17 juillet 2019 09:24
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Conditions de vie difficile des détenus des différentes maisons carcérales du pays. Ils sont confrontés aux difficultés de logement, à la ration insuffisante et à des maladies liées au manque d’hygiène. Ces conditions précaires de détention sont les conséquences de la surpopulation carcérale.

Sur 4194 places disponibles dans les 11 maisons de détention du pays, il y a actuellement plus de 10600 détenus selon le rapport du 30 juin 2019 de l’association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues, APRODH en sigle.

 

Cette surpopulation carcérale très remarquable dans ces différentes prisons a des conséquences néfastes sur la vie des détenus. Dans les prisons de Mpimba, de Muramvya, de Gitega, de Ngozi, de Bubanza et de Rumonge, les détenus sont obligés de dormir les uns sur les autres. D’autres dorment à la belle étoile dans les cours intérieures de ces prisons, à la merci de la pluie ou du soleil accablant.

 

A Ruyigi, les infrastructures de la prison réservée aux hommes sont très vieilles et les détenus craignent que ces bâtiments ne leur tombent dessus. Ainsi, à cause de leur effectif très élevé, les détenus ont dû démolir les portes des cellules pour pouvoir respirer.

 

Un autre problème auquel ces détenus font face, c’est le manque criant d’une bonne hygiène. Le cas illustratif est celui de la prison de Ruyigi réservée aux hommes où il n’y a pas assez de latrines. Dans les prisons de Rumonge et de Mpimba, il y a un manque d’eau potable et les détenus sont obligés d’en acheter eux-mêmes. A ces problèmes s’ajoute la ration alimentaire insuffisante qu’ils reçoivent dans ces prisons. Ce qui fait que ces détenus attrapent des différentes maladies à savoir la tuberculose, la dysenterie, le choléra, la pneumonie, les infections et les maladies de la peau.

 

Vu ces mauvaises conditions de détention, les associations APRODH et ACAT demandent au gouvernement burundais de se ressaisir afin d’améliorer les conditions de vie des détenus en prenant des mesures de désengorgement.

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