Plus de tente personnes ont été assassinées au cours du mois de février

Une vingtaine d’adeptes d’Eusebie sous les verrous depuis près d’une semaine

jeudi, 07 mars 2019 10:01
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32 personnes ressortissantes des communes Busiga, Marangara, Ntega et Nyamurenza sont incarcérées dans la prison de Ngozi et les cachots de Nyamurenza depuis 6 jours. Selon les témoignages à Nyamurenza, ils ont été arrêtés par les Imbonerakure et les agents de la police sur ordre des administratifs lorsqu’ils participaient dans une cérémonie de levée de deuil définitive. Tous sont reprochés d’être des adeptes d’Eusebie.

10 des 32 personnes sont détenues au cachot de Nyamurenza. Ils ont été interceptés en cours de route le 1er mars 2019 lorsqu’ils se rendaient à Nyamurenza dans une cérémonie de levée de deuil définitive. Selon ce témoignage, ils sont ressortissants des communes Marangara et Ntega et ont été dépouillés de tous les présents qu’ils apportaient à la famille éprouvée. « Les premiers ont été arrêtés le 1er alors qu’ils étaient en route vers le lieu des cérémonies. Vous savez qu’ici à l’intérieur du pays, le gros du trajet se fait à pied. Certains venaient de Marangara, d’autres de Ntega. Une dizaine d’entre eux sont incarcérés à la prison de Nyamurenza. Ils n’ont eu aucune visite depuis 5 jours. En plus, on les a dépouillés de tous leurs biens. Toute la volaille qu’ils avaient a été confisqués et offerte aux administratifs. Ce sont les Imbonerakure qui ont procédé à leur arrestation, accompagnés par le chef de zone de cette localité. »

 

Le 02 mars 2019, c’est-à-dire le jour de levée de deuil, Tharcisse Bivugire, le chef de zone Mihigo, a alerté la police et les renseignements sur la présence des adeptes d’Eusebie deux heures après le début des cérémonies. Il a ensuite intimé l’ordre d’interrompre les festivités et de ne pas loger les invités qui venaient de loin, rapporte notre témoin oculaire. « Le chef de zone a fait appel à la documentation qui a dépêché des agents sur place. Les membres de la famille ont été écarté du reste des invités. Comme le chef de famille a demandé à ces agents de le laisser procéder tranquillement aux cérémonies de levée de deuil définitive de ses deux enfants morts en RDC, ces policiers se sont un peu éclipsés pour revenir parés comme pour un combat. Ils ont encerclé tout cet endroit et le chef de zone leur a donné 20 minutes pour vider les lieux. Il a également mis en garde quiconque hébergera ces invités. »

 

Vers 23 heures du soir, poursuit notre témoin, les éléments de la police sont revenus et ont arrêté 23 trois personnes dont 5 de la famille qui avait organisé la levée de deuil. 22 ont été acheminés à la prison de Ngozi et un enfant parmi les 23 à a été mis en liberté. « Entre 23 heures et minuit, les agents de police sont revenus. Ils ont arrêté presque tous les membres de cette famille, y compris le père de la famille et ses deux fils Vénuste et Léonard. Au total, ils ont arrêté 5 personnes dans cette famille. Il y en a d’autres personnes qui ont été arrêtés alors qu’ils dormaient dans leur maison et d’autres qui étaient sur la route dans cette localité de Mihigo. Il y a également une fille qui a été embarquée en cours de route. Tous ont été conduit au cachot de Mihigo. Ils étaient 23. Mais un des enfants qui était encore mineur a été par après relâché. Le 04 mars, le reste a été transféré à la prison de Ngozi. »

 

Selon leurs proches, les 32 détenus sont tous reprochés d’être des adeptes d’Eusebie. Leurs familles crient à l’injustice et exigent leur mise en liberté. Nous n’avons pas pu joindre les responsables policière et judiciaire à Ngozi pour de pour de plus amples éclaircissent sur ce dossier.

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