Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Trois semaines pour courir le risque de devenir des sans abris

jeudi, 07 février 2019 06:04
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Sit-in ce mercredi devant les bureaux de l’Ombudsman. Une cinquantaine de représentants des familles des zones Buterere, Cibitoke et Ngagara avaient investi ce lieu pour exposer à ce médiateur le litige qui les oppose au gouvernement qui veut les chasser de leurs parcelles, et ce à la fin du mois en cours.

« Excellence Ombudsman, venez au secours des habitants des zones Buterere, Cibitoke et Ngagara, afin que nous ne nous retrouvions pas expulsés par le Gouvernement au moment où il était censé nous protéger. » Tels sont entre autres les messages que véhiculaient les écrits sur les pancartes exhibées par les habitants proches du dépotoir de la zone Buterere.

 

En effet, le Gouvernement avait donné un délai d’un mois aux familles de cette localité pour dégager de ces parcelles qui appartiendraient aux services techniques municipaux (Setemu). Ces habitants déplorent cette mesure gouvernementale qui les force à détruire leurs maisons construites conformément aux normes régissant l’urbanisme.

 

« Nous sommes ici pour nous inscrire en faux contre cette mesure qui nous contraint à démolir nos maisons. Nous avons reçu ces parcelles en 1998. Nous avons construit les maisons au vu des autorités et nous y avons installé nos familles. Mais voilà qu’ils veulent les détruire. » S’indigne un des habitants concernés par cette mesure.

 

Cet autre habitant révèle qu’il n’a pas pu trouver où réinstaller sa famille. Il lance ainsi un appel à l’Ombudsman Edouard Nduwimana de les rétablir dans leurs droits. « J’ai ici une famille composée de 10 enfants. Où vais-je alors les placer alors que je ne possède même pas une moindre parcelle à l’intérieur du pays. Nous implorons votre implication afin qu’on ne nous jette pas dans la rue, avec toutes nos familles. Nous demandons au gouvernement de sursoir sur cette mesure parce que nous n’avons nulle part où aller. » Implore ce père de famille.

 

Il va sans dire que les bureaux de l’Ombudsman ont reçu en audience les représentants de ces familles. Mais il leur a été signifié que la réaction de cette institution interviendra la semaine prochaine, au retour de la mission de service de cette autorité en déplacement. Les familles en cause sont évaluées à plus de 200.

 

Pour rappel, le ministre de l’intérieur Pascal Barandagiye a annoncé cette mesure le 30 janvier dernier, ajoutant qu’elle est irréversible.   

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