Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les journalistes burundais restent les chevaliers de la plume et du micro même en exil

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‘’La vie peut nous mettre au tapis, mais c’est à nous de choisir si l’on veut ou non se relever’’, disent les français. Une citation que les journalistes burundais ont bien compris. Malgré la destruction de leurs médias et la contrainte à l’exil ; ils n’ont pas lâché prise. De leur pays d’exil, ils se sont réorganisés et continuent leur métier. Un métier exercé avec pas  mal de difficultés mais qui ne manque pas d’impact sur la vie du pays.

Après deux mois d’exil, la radio Inzamba a commencé à diffuser. Trois mois plus tard, la RPA l’a emboité le pas en Octobre 2015. Victime d’une grande répression, surtout au lendemain de l’échec du coup d’Etat par un groupe de généraux, une centaine de journalistes se sont retrouvés en exil. Alors que le Burundi traversait une grande crise sécuritaire, ces journalistes, malgré la vie précaire de l’exil, ont pu se relever. ‘’Nous ne pouvions pas nous taire alors que nos concitoyens continuent à être tués par ceux même qui devraient les protéger, le régime Nkurunziza‘’, explique un des responsables de ces médias détruits.

 

Alerter sur les crimes de Bujumbura, parler des détournements des deniers publics et éviter que la profession de journalisme ne disparaisse à jamais au Burundi, sont les grandes motivations de ces journalistes qui travaillent depuis l’exil. Des motivations, à la grande satisfaction de ces journalistes, qui ont été entendues par certains des partenaires de ces médias qui ont accepté d’appuyer les travaux de ces médias qui ont dû recommencer à zéro.

 

Le journalisme en exil,  difficile mais faisable….

 

Ces journalistes n’ont jusqu’ici manqué aucun de leur rendez-vous malgré les difficultés pratiques.

 

Désiré Hatungimana, ancien journaliste de la Radio Isanganiro aujourd’hui travaillant pour la radio Inzamba, regrette toutefois qu’ils ne peuvent plus se rendre eux-mêmes sur terrain pour la collecte des informations.’’ Nous ne pouvons plus que faire recours au téléphone pour collecter les informations à diffuser. Avant, nous rencontrions nos sources et faire le terrain permet de recueillir plus d’informations ‘’, s’exprime-t-il en toute désolation.

 

L’autre obstacle au travail de ces journalistes est lié à leur statut actuel. Considérés par le pouvoir de Bujumbura comme ses ennemis, ces journalistes en exil n’accèdent plus facilement aux sources officielles. ‘’ Presque toutes les autorités n’acceptent plus de nous donner des informations. Certaines par manque de volonté, d’autres craignant pour leur sécurité. Si elles s’expriment sur nos médias, elles s’exposent à la répression de Bujumbura’’, nous a confié cette fois-ci Josine Kaze, journaliste à la radio Inzamba et également ancienne journaliste d’Isanganiro.

 

Le développement des TIC, un atout pour le travail des journalistes en exil. Bonfils Niyongere de la RPA d’ajouter que grâce aux moyens actuels de communication, ils sont informés de ce qui se passe au Burundi en temps réel malgré la distance. ‘’Coup de chapeau à ces journalistes’’, expriment les professionnels des médias. Pour Athanase Karayenga, professeur en communication, l’initiative des journalistes burundais contraints à l’exil depuis 2015 est à encourager. Car, les informations données par ces médias en exil sont plus crédibles par rapport à celles diffusées par les médias de Bujumbura, dixit Karayenga.

 

Les journalistes burundais en exil contribuent à  la résolution de la crise en cours.

 

Les différents acteurs de la vie du pays saluent l’apport de ces médias en exil dans la recherche de la solution à la crise burundaise qui dure déjà 3 ans.

 

La société civile, dans leur combat pour le retour d’un Etat de droit au Burundi, dit se baser dans plusieurs cas sur les informations diffusées par les médias burundais qui travaillent depuis l’exil.

 

Les politiques burundais vivant encore au Burundi, eux, plaident pour la libre écoute des programmes de ces médias par les habitants du Burundi. ‘’ Nous savons que même les autorités du pays suivent ces médias. Qu’elles cessent alors de persécuter la population qui les écoutent’’, martèle Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Sahwanya Frodebu.

 

L’étape franchie par ces journalistes en exil résulte de la bonne collaboration des burundais encore au pays. Bob Rugurika, Directeur de la RPA, remercie la population burundaise qui a gardé la confiance. Précisant que, malgré l’exil, ils parviennent à avoir presque toutes les informations que celles qu’ils diffusaient quand ils étaient au Burundi. Le directeur de la RPA ne manque pas de remercier la population burundaise pour sa collaboration malgré la vie de terreur qu’elle mène au Burundi.’’ Sans leur soutien et leur engagement à dénoncer ce qui se passe au pays, nous ne parviendrions à rien’’, conclut  Bob Rugurika.

 

Article de presse sur l’émission TURIHO du 07/08/2018. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

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