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WID condamne le ministère de l’éducation pour sa mesure prise qui affecte l’égalité des valeurs des filières de l’éducation

samedi, 14 juillet 2018 09:00
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L’association Women Initiative for Development demande la levée de la mesure qui contraint les jeunes filles enceintes de ne poursuivre que l’enseignement technique. C’est le contenu d’une correspondance de cette association adressée au Ministre de l’éducation, de la formation technique et professionnelle. Selon cette association, c’est une mesure qui viole la loi fondamentale, les textes légaux burundais et internationaux qui garantissent l’éducation pour tous.

Dans cette correspondance datée du jeudi 12 Juillet 2018, l’association Women Initiative for Development soulève ses préoccupations concernant la mesure du circulaire qui a été transmis à tous les directeurs provinciaux de l’enseignement. La mesure stipule que la fille ayant été victime de grossesse ou contrainte au mariage, de même que le garçon auteur d’une grossesse, n’ont pas le droit de réintégrer le système éducatif formel, public ou privé, mais qu’ils sont autorisés à fréquenter l’enseignement des métiers ou de suivre une formation professionnelle.

 

Pour l’association Women Initiative for Development, cette mesure est plus discriminatoire envers les jeunes filles. De plus, elle constitue une violation des textes nationaux et internationaux ratifiés par le Burundi et qui consacrent le droit à l’égal accès d’instruction, à l’éducation et à la culture.

 

Women Initiative for Developpment trouve que la ministre de l’éducation veut réorienter ces filles-mères et ces potentiels pères vers une filière des métiers. En somme, c’est une filière-sanction, et partant, les condamne à être sous-estimés par l’opinion publique. Ce qui affecte l’égalité des valeurs des filières de l’éducation.

 

Par ailleurs, cette mesure risque d’être la source de l’augmentation des avortements très risqués pour la mère et l’enfant, la croissance de la mortalité infantile et celle des filles-mères, l’augmentation de la délinquance et d’autre maux dans la société. Au lieu d’orienter ces filles-mères et ces jeunes pères dans une filière technique, Women Initiative for Development propose plutôt la création d’un centre de réinsertion sociale pour les jeunes adolescentes enceintes.  

 

Ironie ou indifférence de la part du Ministère de l’éducation ?

 

A ces inquiétudes et demandes d’annulation de cette mesure, le Ministère de l’éducation parle de malentendu et regrette que les gens semblent ne rien comprendre à cette faveur octroyée à ces élèves victimes de grossesses.

 

« J’aimerai que vous compreniez bien que la mesure prise par notre ministère n’a rien d’une punition. Le problème qu’il y a, c’est que les gens n’ont pas encore saisi l’avantage qu’il y a à fréquenter les écoles techniques. Parce que, si l’on compare avec ceux qui font la littérature ou les sciences, celui qui termine avec succès une école de métier est beaucoup plus qualifié et a beaucoup de chances sur le marché du travail. Donc, je dirai que si une fille est victime d’une grossesse et qu’elle arrive à trouver une place dans une quelconque école technique, elle est plus avantagée par rapport à ceux qui ont fait des études formelles. Je vous le jure. Au lieu de faire de longues études universitaires, elle va gagner sa vie directement à la fin de ses études et ainsi se prendre en charge. Donc, ce n’est pas une punition mais une faveur. » Dixit Juma Edouard KARIBURYO, porte-parole du ministère de l’éducation.  

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