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Les cadres du parti CNDD-FDD détournent l’argent destiné aux élections référendaires

jeudi, 10 mai 2018 19:32
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Les habitants de Mishiha en Province CANKUZO, dénoncent les contributions intempestives. Des contributions forcées qui, la plupart du temps, remplissent les poches des membres du parti CNDD-FDD.

L’ordre de percevoir ces contributions, révèlent nos sources, émanerait du Gouverneur de la Province CANKUZO. Chaque habitant devra alors cotiser selon sa fonction et ses moyens. « Chaque enseignant doit contribuer à raison de 5.000 francs tandis que les directeurs d’écoles paient 10.000 francs. L’administrateur doit aussi participer à hauteur de 5.000 francs. Même la commune doit créditer ses comptes de 200.000 francs. La population n’a pas non plus été épargnée. Chaque paysan donne un montant de 2.000 francs ou plus, en fonction de ses moyens. »

 

Cette contribution en question a débuté avec cette campagne référendaire. Selon notre source, intimidations et menaces sont employées pour contraindre la population à s’acquitter de ces cotisations. « L’administrateur de la commune nous a convoqué en réunion ce Lundi 07 Mai. Selon lui, ne pas s’acquitter de ses cotisations signifie que vous êtes contre le référendum constitutionnel. Ils ont même distribué deux listes, une qui comportera les noms de ceux qui auront cotisé et une autre où inscrits ceux qui n’auront pas cotisé. Ces derniers devront alors se justifier. »

 

La population de Mishiha déplore le fait que leurs contributions servent à rémunérer les Imbonerakure au lieu d’être orienté dans les activités prédéfinies que sont les élections. « Cet argent sert à rémunérer les Imbonerakure qui font des patrouilles nocturnes. Ça sert aussi à payer les frais de déplacements de certains membres du CNDD-FDD lors de cette campagne. Alors, pourquoi ne pas demander ces cotisations uniquement aux membres du CNDD-FDD et laisser les autres tranquilles ? C’est tout ce qu’on demande. »

 

Révoltés, les habitants de Mishiha demandent à ce que ces contributions forcées cessent, surtout en ce moment où ils font face à une pauvreté sans nom, sans parler des retenus sur salaires dont font l’objet les fonctionnaires en ce moment.

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