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Double langage entre ministères sur le retrait sur salaire des fonctionnaires pour les contributions aux élections de 2020.

vendredi, 26 janvier 2018 13:00
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Pascal Barandagiye, Ministre de l'intérieur Pascal Barandagiye, Ministre de l'intérieur

Deux ordonnances différentes sur la contribution aux élections de 2020 sortent à moins de deux semaines. Dans une ordonnance sortie ce jeudi 25 Janvier, le Ministère de l'intérieur fait savoir que les retraits s’effectueront sur les salaires nets, plutôt que sur les salaires de base comme l'avait précisé le Ministère de la fonction publique.   

La 1ère ordonnance portant fixation des modalités de collecte de la contribution de la population aux élections de 2020 est sortie le 11 Décembre 2017 et était conjointement signée par deux ministres, à savoir celui de l’intérieur et celui des finances. Cette ordonnance No 530/540/1772 stipulait que les contributions mensuelles des fonctionnaires seront déterminées en fonction de leurs salaires, sans toutefois donner plus de précisions.

 

Un mois après, le Ministère de la fonction publique a sorti une note de service, plus précise. Le 18 Janvier 2018, Félix MPOZERINIGA, Ministre de la fonction publique, du travail et de l’emploi, a annoncé que les contributions seront déduites sur le salaire de base. Mais, à peine une semaine après, cette mesure vient d’être rectifiée par les ministres de l’intérieur et des finances. 

 

Dans une ordonnance sortie ce jeudi 25 Janvier 2018, Pascal BARANDAGIYE et son homologue Domitien NDIHOKUBWAYO, ont décidé que les contributions seront déduites sur le salaire net et non sur celui de base. Une mesure qui a suscité des mécontentements au sein des fonctionnaires qui la trouve plus contraignante eu égard de leurs salaires déjà insignifiants : « C’est vraiment insensé. Ils veulent nous sucer jusqu’à la dernière goutte de sang. Déjà, on avait du mal à joindre les deux bouts du mois. Faire ce retrait sur le salaire de base ne nous arrangeait déjà pas, mais c’était passable malgré les difficultés du moment. Cette nouvelle mesure vient ajouter le drame au drame, surtout avec le salaire minime que l’on touche. Alors, si on prélève 10% de rien, qu’est-ce qui va nous rester ? De quoi allons-nous vivre ? » S’indigne un fonctionnaire

 

Un autre fonctionnaire recommande au Gouvernement de supprimer ces élections qui ne leur sont d’aucune utilité au lieu de condamner son peuple à une mort lente mais certaine : « Moi par exemple, je devrai contribuer à raison de 120.000 franc burundais. C’est beaucoup trop d’argent compte tenu des salaires actuels des fonctionnaires. Et en plus, nous obliger à contribuer pour les élections qui n’en sont même pas unes, c’est vraiment du n’importe quoi. Qu’ils se maintiennent éternellement au pouvoir puisque c’est ce qu’ils veulent. Mais qu’ils arrêtent de nous soutirer continuellement de l’argent. »

 

Ainsi, selon toujours ce fonctionnaire, au lieu de contribuer à raison de 1.000 francs par mois comme proposé par le ministère de la fonction publique, cette somme sera multipliée par 5, voire plus, avec cette ordonnance stipulant que les contributions seront déterminées en fonction du salaire net.

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