Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

EDITORIAL : Humura a deux ans d’existence, un véritable parcours du combattant pour informer les burundais, un droit dénié par le pouvoir

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Le magazine Humura Burundi a fêté ce 5 Octobre ses 2 ans d’existence, deux ans de dures épreuves et de résistance dans sa quête d’informer le peuple burundais.

 

C’est en somme deux ans de satisfaction pour avoir défié le régime de Bujumbura et son black-out contre le droit d’être informé. Loin de chanter la victoire, il y a lieu de se réjouir.

 

Les différentes initiatives prises par les médias indépendants pour continuer à informer le peuple burundais restent et resteront gravés dans les annales de la presse en général et de la presse burundaise en particulier. Elles ont permis de diminuer les ardeurs du régime Nkurunziza et sa machine meurtrière.

 

Malgré ces bonnes initiatives, ce régime continue à s’illustrer par son entêtement, son isolement et par sa volonté de continuer dans une logique de la répression aveugle.

 

Le régime de Bujumbura s’est dévoilé à la face du monde dans sa logique ignoble de museler la presse indépendante et la presse étrangère. Les récentes décisions du Conseil National de la communication pour fermer et suspendre certains médias en sont un exemple éloquent. A cela s’ajoute le refus des accréditations aux journalistes étrangers.

 

Dans sa politique de l’autruche, une équipe de communication a été mise en place au niveau de la présidence de la République pour chanter les éloges du régime. Au lieu de servir ce régime, l’équipe l’a noirci à tel enseigne que le monde entier n’a plus de mythe sur le caractère cruel de ce régime.

 

Loin de faiblir, l’expérience des 2 années écoulées nous donne le courage de redoubler d’efforts pour continuer à dénoncer les différentes exactions commise par ce régime.

 

Les différentes initiatives des médias et journalistes indépendants, des confessions religieuses, des mouvements de femmes, de la société civile ainsi que la maturité du peuple burundais ont contribué à la réduction du risque de tragédie humanitaire.

 

En dépit de leur résistance et des résultats relativement satisfaisants enregistrés, les médias indépendants sont écœurés et partagent la douleur avec le peuple burundais que le régime Nkurunziza plonge dans la peur et la désolation au point d’écouter certaines radios dans la clandestinité. Nous profitons de l’occasion pour remercier les Burundais qui prennent le courage pour nous alerter et nous informer.

 

C’est ce climat de panique que le régime profite pour continuer à tuer et à piller, Pour preuve, tous les rapports montre que le Burundi brille par sa pauvreté. C’est le 1er pays le plus pauvre au monde selon le récent rapport de la Banque Mondiale.

 

Dans ce désespoir absolu et inouï, le peuple burundais dans son ensemble, exilés ou ceux encore au pays, attend un libérateur.

 

La communauté internationale, même si elle n’est pas parvenue à protéger les burundais à travers différentes résolutions, elle a fait de son mieux pour faire respecter les principes. Les médias, la Société Civile et les confessions religieuses continuent d’assurer leur rôle de chiens de garde. A l’intérieur du régime burundais, il y a des hommes et des femmes qui sont contre la répression aveugle du régime. C’est le même son de cloche au sein de la classe politique en exil. La même volonté est exprimée par ceux qui veulent en découdre avec le régime de Bujumbura par les armes.

 

Alors qu’est- ce qui manque pour libérer le peuple burundais du joug du système criminel qui prend en otage le peuple burundais ? Est- ce la mauvaise foi ? Est- ce le manque de leadership et de vision ? Est- ce la lutte pour des intérêts sectaires ? Wait and see. Mais, jusque quand ?

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