Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les rescapés de Kamanyola implorent l’Etat congolais de ne pas les délocaliser vers Fizzi

mercredi, 04 octobre 2017 06:28
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Les réfugiés burundais rescapés des massacres de Kamanyola refusent d’être délocalisés dans la région de Fizzi comme cela a été annoncé par les autorités congolaises. Les mobiles de ce refus sont entre autres la guerre entre les groupes Maï-Maï et les FARDC qui perdurent dans cette région.

 

Après le massacre qui a couté la vie à 39 réfugiés burundais et blessé plus de 100 burundais de Kamanyola en RDC, les autorités congolaises ont annoncé le projet de délocalisation des rescapés vers la région de Fizzi au Sud-Est du Congo. Cette décision est contestée par ces réfugiés qui disent craindre pour leur sécurité.

 

‘’Les Maï-Maï collaborent avec le pouvoir de Bujumbura, et les combats en cours dans la région de Fizzi nous font peur. Nous ne pouvons pas aller à Fizzi, du moment que les Maï-Maï opèrent dans cette région. Ce serait se rendre dans un abattoir ! Nous savons très bien que le chef des Maï-Maï, un certain Yakutumba est un vrai ami du pouvoir de Bujumbura. Il a collaboré avec le pouvoir Nkurunziza pour massacrer les nôtres à Kamanyola’’,s’indigne un rescapé burundais.

 

Ces burundais rescapés des massacres de Kamanyola demandent d’être délocalisés vers une autre région non proche du Burundi, afin d’échapper aux groupes Maï-Maï et aux Imbonerakure.

 

 ‘’Nous avons déjà soulevé nos inquiétudes, mais nous avons constaté que les autorités congolaises ne sont pas favorables à nos doléances. Nous insistons encore, qu’ils nous choisissent une autre localité loin du Burundi, où nous serions en sécurité, et où il ne serait pas facile aux Imbonerakure, aux agents du SNR et militaires burundais de nous infiltrer’’, explique un autre réfugié rescapé des massacres de Kamanyola.

 

S’agissant du type d’enregistrement qui avait été contesté par ces réfugiés, ces derniers disent qu’ils ont eu un accord avec le HCR et qui a accepté un enregistrement électronique abandonnant ainsi celui biométrique qualifié de contraire à la conviction religieuse de ces réfugiés.

 

Ces réfugiés burundais rescapés des massacres de Kamanyola restent sans abri ni assistance, deux semaines après le carnage et demandent une assistance d’urgence

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