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kayanza : Les enseignants dénoncent des contributions forcées

jeudi, 17 août 2017 06:35
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Les enseignants de la province de Kayanza dénoncent les contributions qui leur sont exigées par les autorités provinciales de l'enseignement. Les fonds collectés sont destinés à acheter du matériel scolaire aux élèves ayant participé au camp de travail. 

 

Selon certains enseignants qui travaillent dans cette province de Kayanza, ces contributions exigées par les responsables des écoles varient entre 1.000 et 20.000 francs burundais suivant les échelons.

 

Les responsables d'écoles sont en train de collecter des contributions forcées auprès des enseignants. Cette somme serait destinée à acheter du matériel scolaire pour les élèves ayant participés au camp de travail. « Les enseignants du primaire doivent contribuer 1.000 francs et ceux du secondaire doivent payer 5.000 francs de même que les directeurs  des écoles à l'exception de ceux qui ont des établissements à régime d'internat qui doivent payer 20.000 francs burundais tandis que le conseiller du DCE contribue 5.000 francs. Tout ce monde doit être acquitté de ces contributions avant ce vendredi 18 Août 2017, » explique un de ces enseignants.

 

Ces enseignants contribuent malgré eux de peur d'être malmenés. Les injonctions viennent des responsables des établissements scolaires dans cette province. "D’abord, nous  avons contribué pour la restauration de ces élèves. Ceux qui n'avaient pas de vivres ont donné 1.000 francs. Ensuite, chacun devrait donner 1 kilogramme de haricot de plus lors d'une formation faite durant ces vacances.  Nous étions obligés de payer chacun 1.000 francs burundais. Nous sommes contraints de payer cet argent de peur d'être persécutés d'autant que les ordres émanent de la Direction." ajoute un des enseignants.

 

Ces enseignants appellent au gouvernement burundais de prévoir un budget pour un financer ces activités afin  d’éviter de les enfoncer  dans une pauvreté. « Nous nous demandons comment un gouvernement peut organiser de telles activités sans budget? Nous sommes dépassés parce que nous vivons dans une extrême pauvreté. Nous demandons au  gouvernement  de trouver d’autres moyen pour rémunérer ces élèves », conclut un des enseignants.

 

Selon notre source, ces contributions seraient exigées aux enseignants de toutes les communes de la province Kayanza.

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