Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le FORSC s’inquiète du nombre en hausse des cas d’abandons scolaires cette année

lundi, 17 juillet 2017 08:19
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Au moins 12.228 enfants ont abandonné l'école dans trois provinces du pays, au cours des deux premiers trimestres de cette année scolaire qui s’achève, indique un rapport du Forum pour le Renforcement de la Société civile (FORSC). Les provinces concernées sont Bujumbura, Rutana et Muramvya. Ces abandons scolaires sont une des conséquences liées au troisième mandat de Pierre Nkurunziza, explique l’organisation.

 

Ce rapport d'éducation de juin 2017 produit par le Forum pour le Renforcement de la société civile (FORSC) montre que la crise liée au troisième mandat de Pierre Nkurunziza a eu de graves répercussions sur tous les secteurs de la vie du pays dont l'enseignement. 

 

Au cours de l'année qui vient de se clôturer, le FORSC indique que plusieurs écoliers et élèves ont abandonné le chemin de l'école pour plusieurs raisons liées à la crise que traverse le pays depuis avril 2015. 

 

Ainsi, la Province de Rutana a enregistré 9.250 abandons scolaires au cours des deux derniers trimestres. La province de Bujumbura a connu 2.302 abandons scolaires dont 1.049 filles et 1.253 garçons pendant la même période. En province de Muramvya, le rapport du FORSC note que 676 enfants dont 321 garçons et 355 filles sont concernés par ces abandons.

 

Après enquête, le FORSC rapporte que les raisons de ces abandons sont entre autre la pauvreté des parents ne pouvant plus payer leurs dépenses dont le remboursement des dettes qui s’accumulent ; les violences sexuelles dont les jeunes filles sont victimes et sans protection ; le manque de motivation devant une situation grave de chômage vécue par leurs ainés qui ont achevé leurs études, ainsi que le recrutement des jeunes dans la milice Imbonerakure du parti présidenteiel.

 

Selon toujours le rapport du FORSC, des cas d’arrestations de certains enseignants, parfois en pleine séance de cours, démotive et fait peur aux enfants. 

 

Un autre constat de l’organisation, ce sont les irrégularités qui ont marqué le concours national. Les élèves ayant échoué à l'édition précédente bénéficient du droit de refaire le teste l'année suivante, mais cela n'a pas été le cas cette année dans plusieurs provinces du pays. Selon les enquêtes du FORSC, les directeurs des établissements n'ont pas transmis de liste des élèves autodidactes, par peur de « baisser le niveau de réussite » de leurs élèves. 

 

Le ministère de l'enseignement prévoit en effet des sanctions de suspension des directeurs dont les établissements n’atteignent pas une moyenne de 30% et plus dans les tests nationaux.

 

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