Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Il y a deux ans, la force répressive du pouvoir de Bujumbura mettait à feu les médias indépendants

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Il y a deux ans, le 14 Mai 2015 à l’aube, la RPA fut la 1ère radio à être détruite après le coup d'Etat manqué de la veille. Ce sera ensuite le tour de la Radio TV Renaissance, Bonesha FM et Isanganiro ; toutes détruites par le régime de Bujumbura. La radio Rema FM avait été également attaquée la veille par les putschistes. Ces deux jours ont marqué une tragédie pour la liberté de la presse au Burundi.

 

La date du 14 mai 2015 restera encrée dans les mémoires des professionnels des médias burundais comme une date sombre de son histoire. Cinq radios privées ont subies une attaque armée, à la suite de l'échec d’un coup d'état militaire du 13 mai 2015.

 

Les hommes du pouvoir ont littéralement détruits quatre radios et une télévision indépendantes : la RPA, Isanganiro, Bonesha FM et la Radio-télévision Renaissance; tandis que les mutins s’en étaient pris à la radio Rema FM le jour de la tentative de coup d’Etat.

 

Très tôt dans la matinée de ce jeudi, des attaques armées font le réveillon de la population de la mairie de Bujumbura. Une équipe de militaires loyalistes lourdement armés venait de recevoir les ordres de mettre le feu sur toutes les radios qui ont diffusé la veille le message de putsch annoncé par certains généraux de l’armée avec à la tête le Général Godefroid Niyombare.

 

La RPA fût la première à subir le coup. Elle a été réduite en cendres, brûlée au moyen de la poudre après avoir été pilonnée à la roquette. Tout le matériel de la radio a été endommagé. Le compte à rebours venait de commencer, car la radio-Télévision Renaissance n’a pas tardé à subir une attaque similaire. Des hommes du pouvoir l’ont aussi pris pour cible pendant quelques minutes, et ont calciné les véhicules, les bureaux et autre matériel technique.

 

Pendant ce temps, les micros des radios Isanganiro et Bonesha FM étaient encore ouverts; mais ils ne le seront pas longtemps ! Alors que les journalistes étaient dans la réunion de rédaction, un groupe de militaires, policiers et d’autres civils, probablement les agents du Service National des Renseignements, a fait irruption à la radio Binesha FM par moyens de tirs et explosions de grenades.

 

A ce moment, il ne restait que la radio Isanganiro qui sera vite aussi visitée par ce même groupe d’hommes du pouvoir du Président Nkurunziza, sous les ordres du Général Adolphe Nshimirimana qui commandait un groupe d’officiers de la police et de l’armée pour cette mission.

 

Parmi ces officiers, côté police figurait le Général Bisaganya qui était chargé des opérations policières ; le commissaire de police de roulage Innocent Alfred Museremu, le commissaire Jérôme Ntibibogora et le commissaire Désiré Uwamahoro, qui sera nommé plus tard commandant de la Brigade anti-émeute. Ces derniers étaient appuyés par d’autres haut gradés de l’armée, dont le Major Nicolas Budigi ainsi que le Major Jean Pierre Niyonzima.

Lu 354 fois

Page Facebook

Compteur

© 2009-2015 by GPIUTMD

Twitter

Qui est en ligne?

Nous avons 124 invités et aucun membre en ligne