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Les écoles publiques à régime d’internats vont être supprimées progressivement dès l’année scolaire prochaine

dimanche, 07 mai 2017 16:10
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Janvière Ndirahisha, Ministre de l'Education Janvière Ndirahisha, Ministre de l'Education

La Ministre de l’Education Nationale annonce la suppression progressive des systèmes d’internats dès l’année prochaine. L’annonce a été faite devant tous les directeurs des écoles secondaires à régime d'internat ce vendredi 5 mai 2017. Au cours de la même réunion tenue à l’ETS Kamenge, la ministre Janvière Ndirahisha a fustigé les directeurs dont les écoles ont des dettes envers leurs fournisseurs, leur reprochant de mauvaise gestion.

 

Dans son intervention, la Ministre de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a précisé qu'il y a des écoles à régime d'internat qui n'ont « aucune dette envers leurs fournisseurs ». Janvière Ndirahisha estime ainsi que les directeurs des écoles de cette catégorie ont fait preuve d'une bonne gestion, et leur a demandé de continuer sur la même voie. 

 

La ministre a cependant épinglé les directeurs des écoles qui doivent des dizaines, voire des centaines de millions de francs à leurs fournisseurs. « Ils sont reprochables d'une mauvaise gestion », a-t-elle déclaré, en les invitant à améliorer leur mode de gestion.

 

Cependant, les directeurs des écoles endettées ne sont « pas d'accord » avec les reproches de leur supérieur. Ils expliquent leurs dettes par la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché et par une insuffisance notoire des subsides octroyés par l'État pour nourrir les élèves internes. Ces subsides sont de 800 francs par élève et par jour, et les directeurs réclament qu’ils soient revus à la hausse ; de même que le minerval de 8.000 francs par élève interne et par trimestre jugé « insuffisant » aussi.

 

Les écoles non endettés sont surtout celles qui ont d'autres sources de revenues que les subsides provenant de l'État et du minerval, ont par ailleurs fait observer les responsables d’établissements scolaires. 

 

Face à ces réclamations, la ministre de l'Education et son secrétaire permanent ont plutôt annoncé la « suppression progressive » des internats dans le système éducatif burundais, à partir de l'année scolaire 2017-2018. Janvière Ndirahisha a précisé que les écoles où les opportunités seront manifestes, « les internats seront remis dans les mains des Eglises et des hommes d'affaire privés ».

 

Quant à l'avenir du personnel de la fonction publique œuvrant dans le service des internats, les autorités du ministère ont dit que leur cas sera étudié le moment venu. Le sort du reste du personnel à la charge des écoles à internats sera pour sa part réglé par leurs employeurs respectifs. 

 

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