Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le rectorat de l’UB décide de durcir les mesures face aux étudiants

dimanche, 07 mai 2017 16:06
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Deux étudiants de l’Université du Burundi récemment renvoyés devront verser une amende de 150.000 francs. Cette mesure est intervenue après une réunion entre les délégués de classe et le chargé de la sécurité à l'Université du Burundi. Parallèlement à cette mesure, le rectorat de l'Université du Burundi a démis de leurs fonctions tous les délégués des étudiants de l'UB.

 

Cette réunion tenue dans l'après-midi de mercredi a rassemblé certains délégués, le chargé de sécurité de l’Université, OPC1 Célestin Nibona, et un conseiller du recteur de l'Université du Burundi. Les délégués présents à la rencontre disent qu'ils s’attendaient à connaître les avancées de leurs revendications concernant l’annulation des nouvelles mesures d’octroi de la bourse ; ce qui n'a pas été le cas.

 

« Les délégués qui étaient présents ont toujours demandé la libération de leurs collègues emprisonnés, la réintégration de leurs auditoires et un dialogue. L’université a décidé plutôt de remplacer tous les délégués signataires du préavis de grève au plus tard le 17 mai 2017 », rapporte un des étudiants qui a participé à la réunion.  

 

Les représentants des étudiants ne s’étonnent cependant pas de cette mesure, car le rectorat veut toujours imposer le choix des représentants des étudiants.  

 

« Les étudiants ne sont pas prêts pour cette nomination : ils vont procéder à des élections mais craignent pour leur sécurité », ajoute notre source. 

 

Après cette réunion, le directeur de la régie des Œuvres universitaires, Anatole Nzinahora, a sorti une note concernant deux des délégués. Cette note informait Emery Ncutinamagara et Evrard Gashirahamwe qu'ils « doivent payer une amende de 150 mille francs chacun » suite à la non remise de certains équipements de la régie, y compris les matelas.

 

Cette décision a cependant étonné les étudiants, car les concernés ont fui au début de la persécution après l’appel à la grève, car ils étaient recherchés par la police. Ces mêmes étudiants avaient déjà été renvoyés pour une année académique. 

 

Cinq étudiants signataires de l’appel à la grève sont toujours incarcérés à Mpimba. Ils ont à nouveau comparu mercredi au Tribunal de grande instance de Mukaza réuni en chambre de conseil. Selon un des avocats, ces étudiants sont accusés de rébellion et de grève ; accusation jugée « incompatible » car l'arrêt des activités est prévu par le code du travail. 

 

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