Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le Burundi régresse de 15 places dans le classement mondial de la liberté de la presse en deux ans

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Le 3 Mai de chaque année, le monde célèbre la journée dédiée à la liberté de la presse. Aujourd’hui, le Burundi est placé à la 160ème place sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse selon Reporters Sans Frontières (RSF). Depuis Avril 2015, le Burundi a perdu 15 places et vient en 21ème position des pays classés en zone noir pour la liberté de la presse.  

 

La sécurité des journalistes, l’indépendance des médias, le pluralisme et la qualité du cadre légale sont parmi les critères de référence utilisés par RSF pour classer 180 pays en matière de liberté de la presse. 

 

Malgré ce mauvais score, la présidence de la République « se réjouit » de la situation de la presse au Burundi comme l’a affirmé Alain-Diomède Nzeyimana, porte-parole adjoint du président Nkurunziza. « Actuellement, la liberté de la presse n’est pas du tout menacée. Mais, il y a deux ans les médias travaillaient en toute liberté en témoigne les évaluations faites à l’époque par les journalistes burundais », explique le porte-parole du Président.

 

Pour le président de l’Association Burundaise des Radiodiffuseurs (ABR) pourtant, la régression de la liberté de la presse au Burundi est justifiée.

 

« Depuis le déclenchement de la crise au Burundi avec le 3ème mandat du président Nkurunziza, les principales radios indépendantes ont été détruites par les agents de sécurité du gouvernement burundais. S’en est suivi des départs des journalistes vers les pays voisins pour se réfugier, ceux qui sont restés au pays sont régulièrement menacés, ils travaillent la peur au ventre. Ceux qui osent diffusées des informations qui déplaisent au gouvernement, les responsables sont convoqués par le Service National des Renseignements. On se souviendra de la famille du journaliste de la RTNB Christophe Nkezabahizi sauvagement assassiné et la disparition forcée du journaliste Jean Bigirimana du Journal Iwacu », déplore Patrick Nduwimana, lui-même forcé à l’exile.  

 

Le porte-parole adjoint du président Nkurunziza accuse à son tour certains responsables des médias d’être à l’origine de cette régression de la liberté de la presse au Burundi. « Les journalistes ont transgressé leur déontologie et se sont ralliés aux putschistes en demandant avant tout autre chose de détruire la radio-télévision Rema FM », déclare Alain Diomède Nzeyimana qui cite la radio jugée proche du pouvoir. 

 

Mais pour l’ABR, ces explications de la présidence de la République ne sont que des échappatoires. « Ces excuses sont des stratégies que s’est trouvé le gouvernement burundais après l’acte ignoble de détruire des médias indépendants dont l’objectif était de faire disparaître la liberté de la presse au Burundi. Ils accusent donc certains responsables de médias pour cacher leur crime », selon Patrick Nduwimana.

 

Le classement de RSF édition 2017 place la Norvège en 1ère position des pays qui respectent la liberté de la presse. La Namibie, qui est à la 24ème place, est le 1er pays africain où la liberté de la presse est respectée. La Tanzanie est en 84ème position dans le monde et à la 1ère des pays membres de la communauté Est-africaine.       

 

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