Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le plus célèbre danseur ‘’Umutimbo’’ encore vivant s’est éteint

mardi, 11 avril 2017 13:34
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Feu Antime Baranshakaje Feu Antime Baranshakaje

Le Burundi a perdu une de ses grandes figures, Antime Baranshakaje, le patriarche des danseurs tambourinaires. Il s’est éteint ce dimanche 09 Avril 2017 dans la soirée. Antime Baranshakaje est mort à l'âge de 82 ans suite à une longue maladie.

 

Né à Gishora en Commune Giheta de la Province Gitega en 1935, Antime Baranshakaje s'est consacré toute sa vie durant à la protection et à la promotion du tambour burundais, une vocation qui lui vient de ses aïeux.  

 

Après avoir sauvé le Roi Mwezi Gisabo des insurgés, son arrière-grand-père Nyabidaha a reçu du Roi des vaches en guise de remerciement.  Par après, les peaux de ces deux vaches serviront à fabriquer deux tambours sacrés à savoir ‘’Ruciteme’’ et ‘’Murimirwa’’ qui étaient jalousement gardés jusqu'aujourd'hui par Antime Baranshakaje. 

 

Tambourinaire mythique, il a sillonnée plus de 31 pays dans le monde comme le chef de file du groupe des tambourinaires dénommé ‘’Komeza Akaranga’’. Il jouait encore du tambour malgré son âge avancé, avec pour but de transmettre le maximum de son savoir-faire aux autres générations.

 

Icône du tambour burundais, son effigie a été gravée sur le billet de 50 francs burundais au temps de la 2ème République du Burundi en guise de reconnaissance.

 

En 2014, il a reçu le prix FOCODE du bon citoyen 2013 ; ce qui fût pour lui une occasion de réitérer son engagement. A cette occasion, il a démontré à toute l'assemblée présente qu'il était encore capable de jouer au tambour malgré son âge, il venait d'avoir 79 ans.

 

A 82 ans, Antime Baranshakaje est mort des suites d'une longue maladie mais satisfait d'avoir pu réaliser son rêve : faire du tambour burundais, un patrimoine culturel mondial. Les Burundais sont tous unanimes sur la personnalité historique du danseur ‘’Umutimbo’’ (tambourinaire) de Baranshakaje, à travers des messages de soutien à la famille sur les réseaux sociaux. 

 

 

Lu 56 fois

Page Facebook

Compteur

© 2009-2015 by GPIUTMD

Twitter

Qui est en ligne?

Nous avons 154 invités et aucun membre en ligne