Bururi : Des pots-de-vin exigés aux enseignants qui veulent regagner leurs postes d’attaches

vendredi, 03 février 2017 15:50
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Les enseignants de Bururi qui veulent réintégrer leurs postes après qu’ils aient été mutés loin de chez eux sont contraints de verser des pots-de-vin. Une somme variant entre 300.000 et 350.000 francs est exigée à ces enseignants. Les concernés dénoncent une spoliation visant à les appauvrir davantage.

Cet argent perçu sous forme de pot-de-vin est exigé aux enseignants qui avaient été redéployés pour être affectés à d’autres établissements manquant de personnel. Selon un habitant de Bururi, des réunions ont été tenues dans deux communes pour fixer le montant à verser. 

« C’est au cours de la semaine dernière qu’un agent du ministère de l’éducation nommé Victor est passé dans les communes de Rutovu et Matana en rassemblant les enseignants afin de se rencontrer dans des bistrots pour discuter de la question. La plupart avait fait recours pour réintégrer leurs anciens postes », rapporte ce témoin.
 
Dans cette réunion informelle où il y avait un représentant du ministère de l’éducation, nos sources rapportent aussi la présence du président du parti CNDD-FDD de la province de Bururi, Austère BIZINDAVYI. Les enseignants qui ont accepté de payer ce montant ont déjà regagné leurs postes d’attache, poursuivent les mêmes sources.
 
« Parmi les enseignants qui avaient été mutés, 80 à 90% ont déjà regagné leurs postes. Ce n’est pas du tout facile vu que cette autorité collectait une somme comprise entre 300 et 350 mille francs. C’est une corruption qui gangrène le ministère de l’éducation, ce qui nous pousse à croire que ce qui motive ces déploiements, c’est de percevoir encore des pots-de-vin », poursuit un autre habitant en colère.
 
Contacté à propos, Austère BIZINDAVYI le représentant du parti au pouvoir dans la  province Bururi, nie ces accusations et nous renvoi à nos sources : « Vous parlez d’une réunion du ministère de l’éducation, comment est-ce que je peux y participer alors que je n’y travaille pas ? Je pense que vous vous êtes trompés. Contactez ceux qui étaient présents sinon moi je n’y ai pas participé », rétorque-t-il.
 
La population de la province Bururi demande aux autorités de mettre un terme à cette corruption qui se généralise. «  C’est le même scénario que l’année passée puisqu’ils ont vu que c’est un moyen de gagner de l’argent. En tant que citoyen, nous nous insurgeons contre cette attitude de corrompre et de malmener les gens », s’exprime un habitant. 
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