Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Quatre cents militaires à majorité tutsis mis à la retraite

mercredi, 04 janvier 2017 18:28
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Désignés par décret présidentiel, les militaires mis à la retraite sont presque tous de l’ancienne armée FAB avant sa fusion avec les groupes rebelles. Cette mise en retraite a été effectuée parallèlement à l’accès aux hauts grades d’officiers supérieurs d’ancien de la rébellion des FDD. Ces manœuvres viseraient à instaurer une armée burundaise mono-ethnique d’après certains observateurs.   
 
L’armée actuelle des Forces de Défense Nationale (FDN) a été créée en 2004 par la fusion des Forces Armées Burundaises (FAB) à majorité tutsi de l’armée régulière de l’époque et les ex-PMPA (partis et mouvements politiques armés) issus à majorité du groupe rebelle FDD, exclusivement Hutu. La fusion avait dans ses rangs une égalité parfaite des ethnies, 50% hutu et 50% tutsi. 
 
Entre politiciens et officiers qui ont négocié l’accord technique des forces, il y aurait eu erreur, estiment certains militaires.
 
L’erreur en question est que les ex-FAB étaient plus âgés que les ex-PMPA mais se retrouvaient avec les mêmes grades. L’âge de la retraite suivant les catégories n’a pas été modifié avec l’harmonisation des forces. 
 
Ainsi, du jour au lendemain, des officiers, des sous-officiers et des hommes de rang ex-FAB sont mis à la retraite. Chaque année, c’est entre 300 et 400 militaires ex-FAB qui sont mis à la retraite. 
 
Depuis le début de la crise politico-sécuritaire liée au troisième mandat de Pierre Nkurunziza, les ex-FAB de tout grade font l’objet de persécution et de torture, certains sont emprisonnés, d’autres assassinés ou portés disparus. Certains autres ont pris le chemin de l’exil de peur d’être tués. 
 
En 2016, le président du Sénat Révérien Ndikuriyo et le Lieutenant-Général Prime Niyongabo, chef d’Etat-major de l’armée, ont recommandé publiquement « le recensement dans l’armée pour réexaminer les équilibres ethniques ». Ce recensement qui a abouti à des résultats biaisés où les recenseurs affirment que les tutsi sont en grand nombre dans l’armée. Certains militaires ont confié que les recenseurs inscrivaient l’ethnie non déclarée ou poussaient certains à déclarer appartenir à une fausse ethnie. 
 
Ces résultats ont été à la base du recrutement de nouveaux candidats officiers qui a admis 40% de tutsis et 60% de hutus. Ces recensements ne démontrent pas le nombre de militaires à mettre à la retraite, ni leur composante sociale. 
 
C’est ainsi donc que 30 officiers, environ 100 sous-officiers et près de 300 hommes de rang tous ex-FAB et presque tutsis ont été mis à la retraite à la veille de la nouvelle année 2017. Parmi eux, le Lieutenant-Général Germain Niyoyankana, ancien Ministre de la défense et certains autres hauts gradés de l’armée. Ceux-là n’ont jamais été promus au grade de « Général », ce qui ne leur permet pas de bénéficier d’année supplémentaires au sein de l’armée.  
 
Cette mise à la retraite correspond à l’ascension de deux hauts gradés ex-PMPA au grade de Lieutenant-Général. Il s’agit de Gabriel Nizigama, actuel chef de cabinet du président Nkurunziza et de Gervais Ndirakobuca surnommé ‘’Ndakugarika’’. 
 
Certains observateurs n’hésitent pas à conclure qu’après avoir détruit les acquis d’Arusha, l’objectif du pouvoir de Bujumbura est de former une armée mono-ethnique.  
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