Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le Ministre de la Communication accuse les médias détruits de déstabiliser la sécurité au Burundi

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Les directeurs des radios privées n’ont pas voulu coopérer avec le gouvernement pour mener les enquêtes sur leur incendie. C’est l’accusation du Ministre burundais de la communication, en réaction aux questions des députés sur le retard dans la réouverture de ces radios privées. Le Ministre Nestor Bankumukunzi a ajouté que Bujumbura ne ménage aucun effort pour stopper la diffusion du magazine Humura Burundi de la RPA, qu’il accuse d’être à l’origine de l’insécurité.  
 
Dans une séance de questions orales des députés adressées au Ministre de la communication, ce dernier a expliqué les raisons de la fermeture toujours en cours de quelques radios indépendantes. Selon Nestor Bankumukunzi, ces radios ont été fermées pour le bien de ces derniers.
 
« La seule radio suspendue par la justice est la RPA. Les deux autres ont été rouvertes, et  d’autres ne le sont pas encore parce que les enquêtes n’ont pas encore abouti.  Je pense  bien que c’est pour vos intérêts. Si on permettait à ces radios de fonctionner le lendemain de leur destruction, ça serait sous-estimer l’acte qui a été commis. Et quand la justice avance qu’elle est en train de mener des enquêtes, je suis sure que c’est pour l’intérêt de ces radios », a répondu le Ministre aux députés.
 
Le Ministre Nestor Bankumukunzi reconnait que certaines radios ont eu des problèmes, mais affirme cependant que le droit à la liberté de la presse est respecté au Burundi.
 
Contradictoirement à ses affirmations, la réalité sur terrain dément les paroles de ce Ministre. Certains ont le droit de s’exprimer, d’autres sont pourchassés. La question spécifique de l’un des députés concernait le programme Humura de la RPA.
 
« Ces soi-disant émissions ne sont pas réellement des émissions dignes de ce nom. Il est difficile même de savoir son siège à moins d’être informé par son propriétaire. Pour vous dire qu’il est très difficile d’arrêter son fonctionnement. Mais cette question est une préoccupation pour notre gouvernement qui est en train de tout faire pour l’arrêter, car elle est une menace pour la sécurité du pays », a déclaré Bankumukunzi à propos de la RPA.
 
Le Ministre de la communication a aussi indiqué aux parlementaires que les directeurs  desdites radios ne veulent pas vraiment leur réouverture. Il les accuse d’avoir des intérêts propres à eux. « N’oublions pas que leurs responsables qui ne sont pas ici au Burundi n’ont jamais souhaité qu’elles reprennent leurs activités. Ils demandent d’être assistés là où ils se trouvent », accuse le Ministre.
 
La direction de la RPA estime qu’il est difficile de réagir aux propos du Gouvernement de Bujumbura dont les membres et porte-paroles sont « convertis par le mensonge ».  Pour Bob Rugurika, le pouvoir fait tout pour distraire et jeter de la poudre aux yeux de l’opinion. 
 
« Ils veulent distraire l’opinion sur un autre terrain. Selon que la communauté internationale et la médiation par exemple évoquent des questions comme la réouverture des médias indépendants, le pouvoir de Bujumbura s’empresse immédiatement d’évoquer le coup d’Etat du 13 Mai 2015. Et pourtant, ils savent très bien que le gouvernement avait déjà fermé la RPA depuis le 27 avril 2015, c’est-à-dire 2 semaine avant la tentative de coup d’Etat », déclare le directeur de la RPA.
 
Le Ministre de la communication et ses collègues sont dans une logique de fuite en avant et de négation pure et simple, estime Bob Rugurika. Il rejette en bloc les accusations de déstabilisation collée à la RPA par le Ministre. 
 
« Quand ils disent que nos programmes menacent la sécurité du pays, il y a lieu de s’interroger si c’est notre programme Humura Burundi et Inzamba qui ont tiré sur les  manifestants pacifiques ? Est-ce Humura ou Inzamba qui déciment les familles de nos collègues journalistes ou de tous les citoyens paisibles? Les gens de ce pouvoir tiennent  des discours de haine dans toutes les Provinces du pays ; seront-ils capables d’expliquer que c’est Humura ou Inzamba qui ont creusé des fosses où les forces de sécurité de ce pouvoir ont entassé les victimes de leur barbarie ? Je pense qu’ils tiennent de tels propos juste pour gagner du temps et pour distraire l’opinion.
 
Sinon, je suis convaincu que tôt ou tard, la justice finira par les rattraper », réponde le directeur de la RPA aux propos du Ministre Bankumukunzi.   
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