Une envolée des cas de propagation de Covid-19 guète le Burundi

Risque d’augmentation des cas de propagation de Covid-19 au Burundi. Le personnel de santé alerte que depuis un certain temps, le ministère de la santé  a diminué le suivi et la prise en charge des cas positifs. 

Depuis le mardi 09 février, aucun cas testé positif à la Covid-19 n’a été accueilli à l’hôtel source du Nil, l’un des endroits choisi pour cette fin. Les informations en provenance du ministère de la santé publique indiquent que même ceux qui étaient alités à cet hôtel ont été libérés en violation du protocole y relatif. ‘’ Tout a commencé mardi de cette semaine. Ils libèrent ceux qui ont été testé positifs à la covid-19 sans leur faire un deuxième test comme c’est prévu par le ministère de la santé publique, le premier test n’étant pas jugé sûr à 100%. Pour le moment, l’hôtel source du Nil héberge seulement 14 personnes.  Avant, les cas positifs étaient tous acheminés dans les 3 centres se trouvant à Bujumbura. Mais pour le moment ce n’est plus le cas.’’ Regrette une de nos sources. 

A part ça, un relâchement de la part des médecins s’observe dans le suivi de ceux qui sont testés positifs à la covid-19 et qui refusent d’être hospitalisés. ‘’ Aujourd’hui, la seule chose qu’on fait c’est de donner des médicaments à toute personne testée positive à la Covid-19. Ensuite, on les renvoie chez eux et ils ne bénéficient d’aucun suivi médical. Et vous n’êtes sans savoir qu’il n’est pas aussi facile de se confiner chez soi, surtout quand on a une famille nombreuse et qu’on vit dans une petite maison. Ce qui est souvent le cas pour les gens qui vivent à Bujumbura.’’

Au moment où certains de ceux qui sont testés positifs ne possèdent pas de véhicules, ils risquent de contaminer les autres de leur retour à la maison, d’autant plus qu’ils se servent du transport en commun, ce qui pourrait donc augmenter la propagation de cette pandémie.

Contactés à ce propos par la Rédaction de la RPA, Dr Thaddée Ndikumana ministre de la santé, de même que le porte-parole de ce ministère Jean Bosco Girukwishaka, personne n’a répondu à notre appel.