Des détenus de Muramvya sans traces depuis 10 jours

Deux détenus de la prison de Muramvya sont portés disparus depuis le 19 novembre courant. Mis à la disposition du responsable du service de renseignements à muramvya, personne ne les a plus revus depuis.

Les deux détenus de la prison de Muravya portés dispars sont Jean de Dieu Irambona et Isaac Kwizera. Le premier était emprisonné depuis 6 mois accusé d’assassinat. Le second était dans cette maison carcérale depuis 3 mois pour vol. Selon nos sources, les deux ont été sortis de la prison de Muramvya le 19 novembre 2020 puis remis à l’OPC1 Félix Havyarimana, responsable du service national des renseignements en province Muramvya. Les habitants de Muramvya affirment avoir vu le véhicule de Félix transportant les deux détenus prendre la route menant vers la province Mwaro. Une fois à Mwaro, le responsable des services secrets à Muramvya aurait remis à son tour les deux prisonniers au responsable des sevices secrets à Mwaro, province natale des deux détenus. Depuis lors, les deux détenus sont introuvables.

A propos de l’autorisation de sortie de la prison, la rédaction de la RPA a tenté de joindre Télésphore Manirambona, directeur de la prison de Muramvya, pour de plus amples éclaircissements, mais sans succès.

Dans l’entre temps, l’Action Chrétienne pour l’Ablition de la Torture au Burundi, s’insurge contre ces agissements du service national des renseignements et appelle le gouvernement de poursuivre et de punir les auteurs de ces violations des droits des détenus. ‘’Ces derniers jours, l’ACAT-Burundi constate un phénomène inhabituel dans les établissements pénitentiares, en l’occurrence la prison de Mpimba et celle de Muramvya. Cette pratique consiste à faire sortir les détenus de la prison par la force pour les soumettre par après à un traitement inhumain et dégradant, sans parler des tourtures qu’ils subissent. Les femmes ne sont pas non plus épargnées. Ces actes violent les textes légaux et réglementaires régissants les établissements pénitentiares du Burundi ainsi que les règles minima pour le traitement des détenus.’’Alerte Maître Jean Claude Ntiburumunsi. Ce chargé du département juridique au sein de l’ACAT-Burundi de demander au ministère de la justice de se ressaisir et de faire respecter les droits des détenus afin de bânir cette barbarie.