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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les réfugiés crient à l’insécurité alarmante au camp de Nyarugusu

A la fin de la dernière semaine du mois de février, deux personnes ont été tuées dans le camp de Nyarugusu, situé en Tanzanie. Les burundais vivant dans ce camp demandent à la communauté internationale de trouver solution à l’insécurité qui persiste.

Un homme et son épouse ont été tués au camp de Nyarugusu la nuit du samedi 27 Février. Notre source au sein de ce camp indique que des personnes armées qui seraient des policiers tanzaniens se sont introduits dans le ménage d’un réfugié de nationalité congolaise. Ce dernier faisait le transfert d’argent dit MPESA. Ils  ont dérobé de l’argent dont on ignore encore le montant et ont tiré sur le commerçant et sa femme avant de partir.

Après avoir fait quelques pas, ils ont remarqué que le mari n’était pas mort et ont fait demi-tour pour l’achever. La femme a été grièvement blessée mais elle a fini par rendre l’âme plus tard.

Les réfugiés congolais ont organisé dimanche 28 février des mouvements de manifestation dans ce camp mais ils ont fini par être dispersés par la police.

Selon toujours notre source, certains réfugiés congolais n’ont pas dormi dans leurs ménages. Certains ont passé la nuit dans la brousse et d’autres sont allés demander refuge chez leurs pairs burundais.

Les réfugiés burundais font savoir que ces événements démontrent que les camps des réfugiés en Tanzanie ne sont pas sécurisés. ‘’ Ce qui s’est passé montre réellement que nous, réfugiés, ne sommes pas protégés et que la police tanzanienne ne fait rien pour assurer notre protection. Cette insécurité se manifeste aussi dans d’autres camps de réfugiés en Tanzanie notamment les camps de Nduta, Mtendeli, mais également ici au camp de Nyarugusu, du côté des réfugiés burundais. Parfois, cette insécurité est causée par les éléments de la police tanzanienne qui sont également impliqués dans des cas de vols chez les réfugiés ‘’,  s’indigne un des réfugiés vivant dans ce camp.   

Ces réfugiés demandent à la communauté internationale de suivre de près la question d’insécurité des réfugiés se trouvant dans ce pays. ‘’ Nous demandons aux défenseurs des droits de l’homme, au HCR et à la communauté internationale de se lever et d’agir pour préserver la sécurité des réfugiés en Tanzanie car ils sont persécutés et même tués sans suite. Ils sont vraiment en danger ‘’, réclame un autre réfugié.

Le camp de Nyarugusu est divisé en deux parties, celle des réfugiés burundais d’un côté et celle les réfugiés congolais de l’autre.

Ce lundi 1er mars, les Organisations non-gouvernementale œuvrant dans la partie réservée aux réfugiés congolais n’ont pas travaillé.

Le chef du district de Kasulu s’est rendu au camp de Nyarugusu. Dans une réunion qu’il a organisée, certains responsables de ce camp lui ont révélé que les policiers sont pointés du doigt dans la perturbation de la sécurité des réfugiés. Des accusations pourtant rejetées par cette autorité  tanzanienne.

Le chef de district de Kasulu a indiqué que les réfugiés congolais perturbent la sécurité dans l’objectif d’avoir l’occasion d’être déplacés vers un troisième pays. Quant aux réfugiés burundais, il leur a tout simplement rappelé qu’ils doivent rentrer chez eux.

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