Crescendo du meurtre par décapitation au Nord du pays

Les corps de deux hommes ont été découverts ce mardi 09 mars à Kirundo et à Ngozi. Tous les deux ont été décapités. Les auteurs de ces meurtres n’ont toujours pas été identifiés même si la police a procédé à quelques arrestations pour raison d’enquêtes.

La première victime s’appelait Joseph Kazobagerayo et était originaire de la sous-colline Gisagara, colline Kibazi, nous sommes en commune Bwambarangwe de la province Kirundo.

Selon nos sources, la victime a passé la journée du lundi à s’occuper de ses activités champêtres en compagnie d’un de ses fils prénommé Siméon. Les mêmes sources font savoir que le soir vers 19 heures, Joseph Kazobagerayo a été vu dans un bar d’un certain Népomuscène Ndarushengera en train de partager la bière avec ses fils. Ils ont ensuite quitté ce bar vers 23 heures, mais leur père n’est jamais arrivé à destination, poursuivent les mêmes sources.

Les informations recueillies sur place révèlent que le corps a été découvert vers 5 heures du matin de ce mardi, tout près de son domicile et que la victime a été décapitée. Selon les voisins de la victime, ce meurtre serait lié aux conflits familiaux vu que la victime n’était pas en bons termes avec ses enfants qui lui reprochaient d’avoir quitté leur mère pour une concubine.

Pour le moment, trois personnes ont déjà été arrêtées et la police serait à la poursuite de deux autres personnes soupçonnées de complicité dans cet assassinat, du moins selon les sources administratives.

Un ancien militaire également décapité à Ngozi

Le corps de la victime a été découvert au quartier Muremera situé au chef-lieu de la province Ngozi. La victime répondait au nom de Jean-Marie surnommé Mwarabu ou Chinois. Il était agent de la société de gardiennage Top Sécurité dans la ville de Ngozi et ancien membre des forces armées burundaises, communément appelées Ex-FAB.

Les informations en provenance de la sous-colline Mufigi, quartier Muremera au chef-lieu de la province Ngozi indiquent qu’il a été décapité et que sa langue a été arrachée. Les mêmes informations précisent que la victime a été tuée à coup de machettes.

Selon certains administratifs au quartier Muremera, Jean Marie a crié au secours sans que personne n’intervienne. Les auteurs et les motifs de l’assassinat n’ont pas encore été  identifiés.

La famille de la victime et les voisins réclament des enquêtes approfondies. Contactés par RPA, certains administratifs du chef-lieu de la province Ngozi ont confirmé ces informations tout en précisant que les enquêtes sont en cours.