Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une femme leader hors pair

mardi, 12 juin 2018 20:00
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Domitille MANIRAKIZA, Chef de colline Bigoma Domitille MANIRAKIZA, Chef de colline Bigoma

Domitille MANIRAKIZA, âgée de 61 ans, est Chef de colline Bigoma depuis 2005. Combattre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre (VSBG) et l’injustice infligée aux orphelins fut son projet de société.

Grâce à ses sensibilisations à voter pour les femmes capables, elles sont au nombre de 4 femmes sur un nombre total de 5 chefs de la colline Bigoma, nous sommes en zone Muyira de la commune Kanyosha. Son leadership ne date pas d’hier pour cette sexagénaire. Sachant lire et écrire, Domitille MANIRAKIZA a été choisie par l’OAP pour enseigner ses pairs. A ce moment, sa communauté salua son zèle dans le rassemblement de tous les adultes qui ne savaient pas lire et écrire, et surtout sa façon de les former avec bienveillance. Cela n’est pas passé inaperçu chez les hommes qui l’éliront plus tard chef de colline.

 

Grâce à son abnégation, elle a pu décrocher l’eau potable auprès de la REGIDESO

 

La zone Muyira de la commune Kanyosha a un relief accidenté, de même que la colline Bigoma. La REGIDESO avait promis l’eau potable aux habitants de cette colline depuis belle lurette. Madame Domitille MANIRAKIZA a su faire son suivi une fois élue chef de colline. Elle était toujours à l’affut d’une quelconque opportunité pour remettre sur le tapis ce problème d’eau potable, n’hésitant même pas à descendre sur Bujumbura, dans les bureaux de la REGIDESO, pour essayer de les inciter à desservir leur colline en eau. Elle a ensuite formé le comité communal de l’eau et ils ont cherché un tuyau ensemble pour le raccordement. Le jour J, 3 robinets furent installés dans leur zone. Toute la colline a salué son courage et son engagement pour une cause commune.

 

Une femme éprise de justice

 

En pleine crise, au site des déplacés de Kavumu dans la zone Muyira, en cas d’injustice à l’endroit des jeunes appartenant aux FNL, Domitille les faisait libérer et signalait discrètement cette injustice aux militants des droits de l’homme (à l’APRODH par exemple) pour qu’ils suivent de près ces cas. Les hommes la prenaient pour une représentante des autres femmes en cas de revendication des droits auprès des militaires qui gardaient les positions militaires auprès de leurs camps des déplacés. Ces derniers étaient favorables à leurs doléances une fois présentées par cette brave femme, affirment ses voisins qui voudraient la voir diriger leur colline jusqu’à la fin de ses jours.

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