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Les bus de transport deviennent rares à Bujumbura suite à la pénurie de carburant

samedi, 13 mai 2017 16:06
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La pénurie de carburant n’a toujours pas trouvée de solution dans la ville de Bujumbura et l’intérieur du pays. Elle cause déjà d’énormes problèmes dans la vie de tous les jours. En plus de la hausse des prix des denrées alimentaires, les usagers des transports en commun trouvent difficilement des bus. Beaucoup sont obligés de marcher à pieds sur de longs trajets pour aller travailler ou le soir pour rentrer.

 

Les conséquences liées à la pénurie de carburant ne cessent de s’amplifier au Burundi. Pour ceux qui, au quotidien prennent des bus pour se rendre au travail ou à l’école ou bien pour faire leurs courses le matin, trouver un bus à temps est devenu pratiquent impossible. Ainsi, ils arrivent très souvent en retard au travail ou à d’autres rendez-vous.

 

« Normalement, on arrive à l’arrêt-bus entre 06h45 et 07H00 le matin. Dans ce cas, on est sûr que l’on sera au travail au-moins à 07H30. Mais actuellement, quand on veut avoir un bus, il faut l’attendre dès 05h30. Cela est difficile, car tout le monde n’en est pas capable. D’ailleurs, si tout le monde le pouvait, le problème resterait là, car il est dû à un petit nombre de bus disponible suite au maque de carburant », témoigne un habitant du sud de la capitale.

 

Le même problème touche également les élèves et les étudiants. Certains d’entre eux avouent avoir failli rater les sessions d’examens programmés pour la matinée.

 

« J’avais une session qui était programmé à 8 heures. Arrivé à la gare où je devais prendre le bus, il n’y en avait pas. J’ai attendu et attendu encore. Quand venait un bus, les plus jeunes et plus rapides entraient à travers les fenêtres. J’ai eu un bus quand j’étais déjà sous stress vers 9 heures, et j’ai failli rater la session», s’indigne une étudiante d’Université.

 

Suite à ce problème, certains habitants de la capitale entre autres les élèves, étudiants ou ceux qui ont du travail choisissent de se déplacer très tôt à pieds. On voit ainsi de longues files de marcheurs sur les routes menant vers le centre-ville de Bujumbura dès 6h30. Ceux qui le peuvent se déplacent à vélos, mais ces derniers sont devenus plus chers, car très sollicités depuis le début de la pénurie de carburant.

 

Longues files d’attente de bus en plein centre-ville

 

Au parking des bus du sud de la capitale près de l’ancien marché central, des files s’allongent jusqu’à la MUTEC, et des passagers doivent attendre plus d’une heure pour entrer dans un bus.

 

« On n’a pas d’autres choix, on doit attendre le bus. Moi par exemple, j’ai 43 ans et j’habite à Kanyosha. Si j’étais jeune, je choisirais de rentrer à pieds plutôt de venir attendre le bus pendant longtemps ici », se fâche une maman.

 

Même chose sur le parking des bus qui vont dans le Nord de la Capitale. A partir de 16 heures, un bon nombre de gens s’accentuent sur les parkings pour avoir un bus. C’est en effet l’heure de pointe parce que les gens clôturent leurs services à cette heure-là.

 

Les élèves en uniformes qui ne veulent pas attendre longtemps en ville choisissent eux, de rentrer à pieds. Il y en a qui font cependant plus de 5 Kilomètres pour arriver à la maison. Ils affirment qu’ils arrivent très fatigués.

 

« C’est vraiment dur cette pénurie de carburant. Quand on arrive, on est déjà très abattu et on ne parvient même pas à relire les notes », déplore un élève.

 

La population de la capitale dit que les prix des denrées alimentaires ont aussi considérablement augmenté. Beaucoup ont par ailleurs abandonné le repas de midi, qui nécessite de se déplacer vers la maison pour manger.

 

Pour ceux qui se déplacent pour aller à l’intérieur du pays ou vice-versa, le coût du ticket de bus a doublé voire triplé, sauf dans les agences.

 

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