Zone Kanyosha : Des enfants souffrent de sous-alimentation à Nkenga-Busoro

lundi, 13 février 2017 15:30
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La population de Nkega-Busoro situé dans la zone Kanyosha au sud de la ville de Bujumbura est menacée par la famine. Des signes de malnutrition se manifestent déjà chez les petits enfants car disent- ils, ils mangent à peine une fois par jour avec une alimentation non équilibrée.
 
Dans les différentes rues de Nkenga- Busoro de la zone Kanyosha, commune Muha, certains enfants portent des haillons. Ils mangent du manioc, alors que d’autres enfants leur demandent un morceau. 
 
Des habitants du quartier affirment que la famine est une réalité. Les enfants se positionnent sur l’itinéraire des véhicules et des passants pour quémander 100 francs afin d’acheter de quoi mettre sous la dent. Ces enfants présentent des cheveux qui ont viré au roux, les jambes et les ventres gonflés ; symptômes de kwashiorkor suite à la sous-alimentation selon des habitants.
 
La majorité sont pourtant des élèves ; mais ils ont opté d’abandonner l’école par manque de nourriture. Ces mêmes enfants témoignent qu’ils passent leur temps sur la route pour voir s’ils peuvent quémander quelques sous « pour l’achat d’un simple beignet » aux personnes qui rentrent du centre-ville.
 
Si la chance leur sourit, ils se contentent du seul repas le soir à la maison, « car ce n’est plus possible de manger à midi », expliquent-ils. Avec un peu de chance, ils disent qu’ils peuvent manger des morceaux de patates douces. 
 
Un enfant nous avoue que leur père est ainsi parti en République démocratique du Congo, laissant la famille seule. « Il n’est plus revenu alors qu’ils leur disait qu’il allait chercher de l’emploi », ajoute cet enfant.
 
La mère de cet enfant confirme et se plaint d’avoir été délaissée par son mari avec six enfants, ajoutant qu’elle ne voit pas
comment assurer leur survie alors que deux de ses enfants sont déjà atteints de kwashiorkor. Cette mère ajoute que les infirmières l’ont obligé d’acheter des sels minéraux et de la bouillie pour ses enfants, alors qu’elle n’en a pas les moyens.
 
Un responsable administratif local à Nkenga-Busoro qui a requis l’anonymat affirme qu’il y a beaucoup d’enfants qui souffrent de kwashiorkor. Il parle aussi de quelques décès liés à la famine, sans toutefois donner de précisions. Le phénomène le plus marquant est cependant les séparations des parents, à cause de la pauvreté qui secoue les ménages. 

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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