Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le refus à se faire tester handicape l’activité de prévention de l’Ebola au Burundi.

dimanche, 10 juin 2018 11:26
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Malgré les dispositions de Bujumbura pour la prévention de l’Ebola au Burundi, des difficultés et entraves ne manquent pas. Le constat fait sur la frontière burundo-congolaise située à Gatumba est que, en plus du manque de matériels suffisants, l’équipe médicale n’arrive pas à maitriser les voyageurs qui refusent de se faire tester avant d’entrer au Burundi.

A 1220 kilomètres de Bujumbura au nord-est de la RDC, 59 cas d’Ebola ont été signalés. Sur la frontière burundo-congolaise, une équipe médicale de trois infirmiers a été dépêchée pour tester la température de toute personne entrant sur le sol burundais. Cette équipe ne dispose que d’un thermoflash. L’équipe est chargée de prendre la température des personnes traversant la frontière vers le Burundi et celui dépassant les 38 degré est mis sous surveillance pendant quelques minutes. Certains des passagers acceptent sans résistance de se faire prendre la température, d’autres pressés, échappent au contrôle. Parfois, les infirmiers courent derrière eux, les supplient et subissent des insultes de ces passagers. Aucun policier n’intervient pour appréhender quiconque ne veut pas se faire tester. Aucune pancarte ou tout support de communication sensibilisant les passagers au virus d’Ebola. Pas de quarantaine prévue aussi sur la frontière en cas de personne atteinte du virus.

 

De l’autre côté de la frontière, en RDC, la scène est plutôt tranquille. Les passagers se font tester sans supplications. Des pancartes ont été dressées sensibilisant sur le virus d’Ebola. On peut facilement lire « se laver régulièrement les mains, ne pas consommer des aliments non cuits, » et d’autres précautions.

 

Les infirmiers burundais indiquent que les équipes sanitaires ont été dépêchées sur les frontières depuis 2015 et que jusqu’aujourd’hui aucun cas n’a été suspecté. Toutefois, ils s’inquiètent du manque de matériel. Pas de matelas ou de petits centres sanitaires, ni même de quarantaine prévue pour les cas suspects. Coté équipe sanitaire, pas de gants ni de masques rendus disponibles par le gouvernement, précisent ces infirmiers.

 

Pour rappel, ce virus d’Ebola se transmet par contact direct, la consommation de certaines viandes, le contact des secrétions d’une personne atteinte du virus d’Ebola.

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